Les Manifestants du Vendredi en voie de professionnalisation

Hirak
Le «Hirak», la «Issaba», les partis, la «vache à traire», la démocratie et la nouvelle Constitution !

En effet depuis quelques semaines ceux sont toujours les mêmes têtes qui manifestent tous les Vendredis.
Le rituel s’opère par un premier groupe d’irréductibles, pour la plupart âgés, les yeux hagards qui font en quelque sorte l’ouverture de la procession.

Les tentatives de récupération

Ils ont tous l‘air de manifestants professionnels dont le besoin de posséder la rue est flagrant, puis viennent les slogans repris à l’unisson rythmés par un percussionniste ( toujours le même).

En attendant l’arrivée d‘autres manifestants ils continuent à bouffer le bitume en libérant leurs cordes vocales.

D’ailleurs la ferveur , l’enthousiasme des débuts magnifiques du Hirak y sont absents. Où sont passés ces sourires radieux, ces visages lumineux des manifestations populaires du 22 février et du 08 mars 2019 que le Monde entier découvrait avec émerveillement.

Les visages de ces manifestants professionnels sont au contraire fermés  tels des zombies qui battent le pavé dans le grand air ( ou la pluie) avec leur tintamarre et les couleurs vives pour montrer qu‘ils sont en symbiose avec les révolutions dites des couleurs.

On se demande si ces manifestants professionnels vont passer une partie de leur vie dans la rue, scandant des slogans repris en chœur et annonçant je ne sais quels lendemains qui chantent.
Certains d‘entre eux sont rentrés „ en manifestations „comme d’autres , en religion. C‘est leur façon de se sentir utiles et en phase avec leur temps, pensent-ils.

Un Hirak béni

Notre Hirak, celui qui a vu le peuple descendre dans la rue à partir du 22 février 2019 , est béni.
Il a réussi à mettre un terme au 5ème mandat  de l’ex président Bouteflika ensuite
à envoyer sous les barreaux les oligarques corrompus , les ministres et les généraux véreux, et tout ceci en un temps record ce qui n’était point arriver nulle part au Monde.

Tout ceci était possible et rapidement réalisable car le peuple à l‘unisson scandait:
„ Djeich oua Chaab khawwa khawwa“ car l‘Algérie n‘est jamais aussi forte quand le peuple et son armée se soulèvent comme un seul homme prêts au sacrifice ultime pour la Patrie.

2 Commentaires

  1. @Jallil Vous avez raison ,les écrits et les paroles restent.
    Les détenus d’opinions qui ne faisaient pas l‘objet de poursuites judiciaires ont tous été relâchés.
    Par contre si vous prenez le cas de Karim Tabou ces propos diffamatoires et insultants à l’égard de l‘ANP et de Gaid Salah font l’objet de poursuites judiciaires.
    À ce que je sache la liberté d’expression est encadrée par la loi comme dans tous les pays démocratiques. Et Karim Tabou doit respecter comme tout autre citoyen les lois de la république.