Importation : il faut actionner tous les instruments pour lutter contre la surfacturation

La nécessaire lutte contre la surfacturation

En plus de la fraude fiscale, du transfert illicite des capitaux, la surfacturation sur les opérations d’importation fait perdre à l’Algérie des milliards de dollars chaque année. Le président de l’Association des exportateurs algériens, Ali bey Nasri a dénoncé, ce mardi «des filières se sont organisées» pour établir «un courant de fraude».

Reçu dans l’émission l’Invité de la rédaction de la radio Chaîne 3, M. Ali bey Nasri a rappelé la révélation effrayante du ministère du commerce qui avait révélé que «la surfacturation représente 30% de la facture d’importation». Cette pratique frauduleuse avait, non seulement, Siphonné une bonne partie des réserves financières du pays mais elle a également détruit la production nationale.

«Tout le monde sait que tout a été construit de façon à décourager la production», déclare-t-il en rappelant que l’ouverture débridée avait détruit tout un tissu de production.Le président de l’Association des exportateurs Algériens réitère ses recommandations et appelle à encourager la production nationale tout en menant une véritable lutte contre la surfacturation. «Il faut, insiste-t-il, actionner tous les instruments pour lutter contre la surfacturation».