Saida Benhabyles , l’authentique patriote qui déjoue les plans de la néocolonisation

Saida Benhabyles, dénigrée,, en raison du retour de l'Algérie sur la scène internationale

Par Mehdi Messaoudi

Une vidéo, diffusée depuis ce samedi 23 mai 2020 sur les réseaux sociaux par des activistes et propagandistes à la solde d’officines étrangères hostiles à l’Algérie, tente mesquinement de salir l’image et la réputation d’une authentique patriote algérienne à savoir Mme Saida Benhabyles, présidente du Croissant Rouge Algérien (CRA).

La vidéo en question montre le politologue français Eric Dénécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (une institution privée), connu pour ses positions anti-atlantistes et sa ferme dénonciation de la destruction des pays arabes ― en particulier la Libye et la Syrie ― dans son action, ses écrits et ses interventions médiatiques. Et ce, contrairement à la politique interventionniste officielle de son propre pays.

Cette vidéo évoquait la mission en Libye d’une délégation de personnalités internationales en avril 2011, en plein « printemps » arabe. Organisée à l’initiative du Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, cette mission avait pour but d’évaluer la situation libyenne en toute indépendance et neutralité et de rencontrer les représentants des deux parties. 

 Benhabyles contrecarre les plans atlantistes et néocoloniaux

Sous la direction de Mme Saida Benhabyles, le CRA revient en puissance sur la scène internationale, avec ses actions de solidarité à l’égard du peuple sahraoui, des populations des pays limitrophes, dont celle de la Libye, notamment au niveau de la frontière algéro-libyenne.
Ainsi, au début de l’année en cours, la présidente du CRA, organisa à Alger, une rencontre avec les Croissants-Rouges des pays limitrophes, rencontre saluée par le Secrétaire général du Croissant-Rouge Libyen (CRL).

Ce dernier louera le soutien humanitaire de l’Algérie en solidarité avec le peuple libyen et la contribution qu’elle apporte au CRL. 

Cette réunion intervenait dans le sillage des dons algériens envoyés aux populations libyennes, otages de la guerre entre factions, et coïncidera avec le retour en force de l’Algérie dans le dossier libyen et sa participation à la Conférence Internationale de Berlin qui prônait une solution politique libyenne du conflit, en dehors du diktat des puissances étrangères.

Il est évident que les attaques médiatiques menées depuis plusieurs mois à l’encontre de la présidente du CRA, ne visent pas uniquement sa personne, mais l’Algérie, qui par la voix de son président M. Abdelmadjid Tebboune, avait souligné qu’aucune solution ne sera trouvée en Libye sans l’Algérie. Dans le même sillage, il faut noter que les attaques ciblant Mme Saida Benhabyles, menées par certaines cellules néocolonisées et islamistes, visant la destruction de l’Etat algérien et la partition de son unité territoriale, coïncident avec des informations faisant état de collusion entre des groupes terroristes en activité dans l’Ouest de la Libye et des groupes séparatistes similaires au MAK.

Une patriote au service des causes humanitaires

Issue d’une famille de nationalistes, Mme Saida Benhabyles s’est toujours distinguée par son dévouement pour les causes humanitaires et de solidarité avec les peuples opprimés. Parmi ses actions, celle courageuse entreprise en 1991, dans le cadre d’une initiative de femmes arabes, avec le bateau Bassora-Ibn Khaldoun, destiné à briser l’embargo sur le peuple irakien. Voici un aperçu de cette mission humanitaire :

« Transportant cent quatre-vingt-neuf femmes, quatorze enfants et quarante-huit hommes, équipage et journalistes de différentes nationalités du monde entier, le Bassora-Ibn Khaldoun était chargé d’une cargaison de lait, de sucre et de médicaments pour les enfants d’Irak. Le Bassora-Ibn Khaldoun, sera encerclé dans les eaux du Golfe par une vingtaine de bâtiments de guerre de la coalition, dirigée par les forces d’occupation américaines. Quarante hélicoptères décrivent des cercles au-dessus de lui et passent parfois si bas qu’ils menacent d’écraser les passagers.

Par des échelles de cordes, cinq cent hommes en tenue de combat descendent sur le Bateau de la Paix.  

Grands et forts, le visage peint en noir, rouge, jaune ou vert, effrayants, ils n’avaient plus rien d’humain, raconte Mme Saïda Benhabyles, présidente de la délégation algérienne sur le bateau.

Les journalistes sont sauvagement battus et leurs appareils brisés. Le capitaine et ses assistants torturés et ligotés, la passerelle et le poste d’équipage, la cabine radio, saccagés. Pendant deux heures, les femmes qui tombent sont piétinées, certaines traînées par les cheveux et rouées de coups. Acharnement de la soldatesque qui frappe sans distinction femmes et enfants, à coups de crosse. Soixante-seize femmes et enfants sont blessés. Deux femmes enceintes font une fausse couche. 

Pendant deux semaines, les personnes à bord deviennent prisonnières dans les cabines gardées par les marines, avec pour seule nourriture une ration de riz et d’eau.

Dix-huit jours d’attente, d’angoisse et de torture morale, sans qu’aucune organisation spécialisée dans la défense des droits de l’homme ne proteste : ni Amnesty International, ni la Croix Rouge Internationale, malgré les appels de détresse envoyés…

 Dix-huit jours de calvaire, au terme desquels le Bassora-Ibn Khaldoun est enfin autorisé à entrer dans le port irakien d’Oum Kasr, mais après que tous les vivres et les médicaments aient été confisqués… »

Cette aventure aux vrais desseins humanitaires, bien différente ― voire à l’opposé ― de celles de Médecins Sans Frontières de Bernard Kouchner, ou des Casques Blancs en Syrie, avait renforcé les convictions de Mme Saida Benhabyles d’aller au chevet des populations opprimées, victimes des agressions impérialistes et néocoloniales. 

Ses actions de solidarité bien menées en Syrie, dans la bande de Gaza, dans la région du Sahel et dans les territoires libérés du Sahara Occidental, sont la parfaite illustration d’une patriote algérienne, fidèle aux idéaux de la révolution du premier novembre et des sacrifices de nos glorieux martyrs.

L’œuvre authentique de cette grande dame de l’action humanitaire, qui travaille au grand jour pour promouvoir ses idéaux de paix et de justice dans le monde, sont bien plus courageux et plus nobles que le jacassement puéril et nauséabond de trolls perdus dans les abysses du cyberespace.