Ahmed Bensaada: «je n’attaque que ceux qui mènent le Hirak dans un sens qui est voulu par un agenda étranger »

Dans un entretien accordé au journal libanais Al Akhbar: Ahmed Bensaada évoque les révolutions colorées, et les tentatives de récupération du Hirak

« Dévier le Hirak de sa trajectoire », est l’objectif majeur de certains organismes étrangers agitateurs professionnels, estime l’universitaire et chercheur, Ahmed Bensaada.

Intervenant samedi, dans une émission spéciale de la Radio chaine3  consacrée au Hirak, l’auteur du livre enquête, « qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ? », dira qu’il est pour un Hirak sain et Algéro-algérien. « Je suis pour le  nettoyage de la scène politique. Je suis pour une Algérie démocratique. Donc, ce livre n’est pas contre le Hirak comme le prétendent certains », a-t-il précisé

L’intervenant ajoute que « des groupes qui se trouvent actuellement à la tête du mouvement populaire algérien sont manipulés et financés, depuis des années, par des organisations internationales, comme la Freedom House et NDA (accord de non-divulgation) et beaucoup d’autres ».

Que ces groupes-là se trouvent tous, sans exception, à la tête du Hirak n’est pas un hasard, fait-il remarqué. « Il faut être claire, il n’y a aucun organisme, qu’il soit Américain ou autres, qui vous donne de l’argent et qui ne demande pas un retour. Les gens doivent comprendre que ces financements rentrent dans le cadre d’une stratégie politique ».

Pour déstabiliser les Etats du tiers monde, l’universitaire et chercheur, Ahmed Bensaada, fait savoir que ces puissances étrangères ont balancé des ONG dans presque tous ces pays. Ce que je dis n’est pas de la conspiration, précise-t-il, « regardez ce qui s’est passé dans les pays arabes et aussi en Ukraine et en Serbie. Ce sont les mêmes organismes d’exportation de la démocratie qui sont derrière tous ces mouvements de foule ».

Cependant cela ne veut pas dire qu’il y a pas  des gens qui sont de bons foies dans le Hirak, indique-t-il. « Je n’attaque que ceux qui mènent le Hirak dans un sens qui est voulu par un agenda étranger », conclut l’invité de la radio.