Le Président Tebboune met en avant le rôle axial de la société civile dans le traitement des problèmes du citoyen

Le Président Tebboune met en avant le rôle axial de la société civile dans le traitement des problèmes du citoyen

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant, dimanche soir, le rôle axial de la société civile dans le traitement des problèmes quotidiens du citoyen.

« Je mise sur la société civile pour son honnêteté et je crois en le mouvement associatif qui s’intéresse au quotidien des citoyens », a affirmé le Président Tebboune, lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux.

Estimant que le pays était est actuellement dans la construction d’une société civile, appelée à jouer un rôle axial, le président de la République s’est dit « fier de tous ces jeunes qui activent bénévolement, en sacrifiant leurs weekends, au service des malades ou pour la protection de l’environnement ».Mettant en avant l’importance de la loi pour un l’Etat juste et fort, le Président de la République a insisté sur l’impératif d’assainir le climat prévalant par le passé », réaffirmant son engagement à mettre un terme aux anciennes pratiques, aux maux sociaux et économiques et à l’absence de morale. « Il faut tirer les enseignements du passé mais la bonne foi ne suffit pas à elle seule, il faut aussi des lois », a-t-il ajouté.

A une question sur sa conception de l’Etat social, le Président Tebboune a précisé qu’ »il s’agissait d’un Etat fidèle à ceux qui se sont sacrifiés pour l’édification d’un Etat juste qui combat la pauvreté », mettant en avant « l’impératif de la répartition équitable du revenu national entre les citoyens ».

Il a réitéré, à ce propos, qu’il ne tolérera pas que l’obtention d’un sachet de lait soit une épreuve pour le citoyen ni qu’il soit obligé de vivre dans des taudis alors qu’une autre catégorie de citoyens bâtissent des demeures décentes pour que leurs enfants vivent convenablement.

« La majorité des citoyens ne demande pas la fortune mais simplement la préservation de leur dignité », a assuré M. Tebboune rappelant que son programme « repose sur la préservation de la dignité du citoyen, ambitionne l’émergence d’une nouvelle génération à travers l’égalité des chances pour tous les Algériens ». « La garantie de l’égalité des chances est la base de la démocratie », a-t-il ajouté.

des sanctions sévères contre les agresseurs du personnel médical

Le président Tebboune annonce lors de cette entrevue,son intention de faire promulguer par le gouvernement un texte de loi coercitif pour endiguer les agressions contre les personnels de santé qui se sont multipliées ces derniers jours.

« Je vais demander au gouvernement de promulguer un texte avec des sanctions sévères allant entre 5 ans et dix ans de prison », précise le président Tebboune.

Dossiers de la Mémoire nationale: le Président Tebboune désigne Chikhi représentant de l’Algérie

S’agissant du dossier de la mémoire, le  Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, annonce la désignation du conseiller auprès de la Présidence de la République, chargé des Archives nationales et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, en tant que représentant de l’Algérie pour mener le travail en cours avec l’Etat français sur les dossiers inhérents à la mémoire nationale et à la récupération des archives nationales.

Lors de son entrevue périodique accordée à des responsables de médias nationaux, le Président Tebboune a fait savoir qu’il avait chargé M. Chikhi de représenter l’Algérie pour mener le travail en cours sur les dossiers de la mémoire nationale avec l’Etat français, représenté par l’historien Benjamin Stora.

Le président de la République a loué la grande compétence de M. Chikhi dans ce domaine, étant « le plus informé » des dossiers devant être traités par les deux parties, particulièrement au vu de son expérience accumulée en occupant le poste de Directeur général des Archives nationales. A ce propos, le Président Tebboune a rappelé avoir convenu avec son homologue français que les deux parties travailleront dans ce sens « de façon normale », relevant que « les choses sont devenues presque claires et sans crispation aucune ».

Pour M. Tebboune, la désignation par le Président Macron de l’historien Benjamin Stora s’inscrit dans le cadre « de la facilitation des choses en vue de sortir de la crispation politique et de l’exploitation politicienne».

Evoquant les relations économiques liant l’Algérie à ses différents partenaires parmi les pays frères et amis, le Président de la République a dit: « On n’a pas exclu la France. Nous œuvrons à récupérer notre mémoire nationale, tout en travaillant d’égal à égal avec la France (dans les autres domaines), comme dicté par les intérêts de chaque pays ».

Crise libyenne : Le président Tebboune évoque une initiative algéro-tunisienne

Concernant la crise libyenne, Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a fait état, d’une possible initiative algéro-tunisienne pour la résolution du conflit, se disant optimiste quant au règlement de cette crise.

Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, le président Tebboune a évoqué « une possible solution algéro-tunisienne », à la crise en Libye réaffirmant que le règlement du conflit entre libyens « passe impérativement par la table du dialogue et que l’usage des armes n’a et ne sera jamais la solution ».

Rappelant la position équidistante de l’Algérie, le Président Tebboune a réitéré concernant « les décisions individuelles » que l’Algérie « ne soutient ni les unes ni s’oppose aux autres » mais, a-t-il ajoutant « nous refusons d’être mis devant le fait accompli ».

Après avoir assuré que « l’Algérie qui n’a aucune volonté de faire cavalier seul ne peut imposer une quelconque initiative ou solution sans parrainage des Nations unies et du Conseil de sécurité », le Président Tebboune a soutenu que « si l’on veut le bien du peuple libyen, il faut le laisser décider de son propre destin sur la base de la légitimité populaire, sous l’égide des Nations unies ». »Etant proches du peuple libyen, nous avions mis en garde contre certains agissements », a poursuivi le président de la République, déplorant « la dégradation de la situation » où les Libyens sont isolés à l’exception de deux pôles à l’Est et à l’Ouest du pays.

Regrettant « les tentatives d’implication de certaines tribus libyennes dans le conflit armé ces dernières 24 heures », le président de la République s’est dit inquiet de voir ce pays transformé en champs de bataille entre grandes puissances, estimant que « c’est là une situation très dangereuse qui pourrait faire basculer la Libye dans le même sort que la Somalie « .

Néanmoins, le Président Tebboune s’est dit optimiste quant à la résolution de la crise libyenne « partant des aspirations du peuple libyen quant à l’avenir de son pays ».

Il a fait état, à ce propos, des « concertations permanentes avec toutes les parties internationales en vue de parvenir, dans les meilleurs délais, à une solution à la crise dans ce pays frère » soulignant des contacts avec les Présidents russe Vladimir Poutine, tunisien Kaïs Saïed et français Emmanuel Macron.

Evoquant en outre des canaux de communication et de concertation avec de nombreux pays, à l’instar de la Mauritanie, la Turquie, l’Egypte et bien d’autres au niveau des ministres des Affaires étrangères, M. Tebboune a déploré le non-respect par plusieurs parties des conclusions de la Conférence de Berlin.