Le député Kamel Belarbi: La criminalisation de la colonisation, devra être une question d’opinion publique

Le député Kamel Belarbi: La criminalisation de la colonisation, devra être une question d'opinion publique

Par M.Mehdi

La dernière élection présidentielle du 12 décembre 2019, a ouvert la voie aux algériens d’aborder plusieurs questions d’intérêt national, ensevelies dans les décombres de la médiocrité, incompétence et allégeance de certains responsables au diktat des lobbys néocolonialistes de l’autre rive de la Méditérranée.
Parmi ces questions, celles liées à la mémoire, et plus précisément le projet de loi sur la criminalisation. Pour en savoir plus sur ce sujet, Algérie54 prendra contact avec le député FLN d’Oran, Kamel Belarbi, qui aura l’insigne honneur d’être le représentant du peuple, ayant en compagnie de quelques députés, relancé le projet de loi de la criminalisation de la colonisation française en Algérie. Pour le député Kamel Belarbi, la criminalisation de la colonisation française en Algérie dans un texte de loi, est la moindre reconnaissance aux sacrifices de nos glorieux martyrs et ceux qui ont subi les atrocités, les massacres et les génocides depuis le 5 juillet 1830. » Cette loi aurait dû être adoptée depuis bien longtemps, pour clore le passif historique avec l’ancien colonisateur, tout en rendant la justice minimale à nos ancêtres » indique le député, qui estimera que l’ancien colonisateur a assassiné des millions d’algériens, pris 24 millions de pièces de monnaie d’or, le fichier de l’état civil, les actes de propriété, les documents sur les accords et traités signés par l’Algérie avant la colonisation, volé  les recherches et découvertes scientifiques et culturelles de nos ancêtres et a perpétré des explosions nucléaires ayant fait des centaines de milliers de victimes au fil des années, ce qui devra inciter les algériens à se mobiliser en masse pour recouvrir leurs droits et ceux de leurs parents et grands parents, victimes de la colonisation barbare.
Pour le député Belarbi, l’adoption de cette loi, n’empiètera en rien l’action diplomatique ou économique avec la France, mais au contraire, elle renforcera le statut de l’Algérie d’être un vis-à-vis qui traite d’égal à égal, et souhaitera que cette question passera de son statut protocolaire et officielle à une question d’opinion publique et de mobilisation populaire, loin de la langue du bois, la démagogie, le populisme ou la surenchère patriotique, c’est une question qui devra intéresser tous les algériens sans exception , insiste-t-il.

Il faut rappeler, que le projet de loi sur la criminalisation, est depuis le 28 janvier 2020, au niveau du bureau du président de l’APN, sujet à de multiples critiques, pour n’avoir pas bronché sur la question, comme l’exigent les dizaines de députés signataires de la mouture de l’avant-projet de loi