Hani Lazhar, le ministre qui fait peur aux lobbys

Hani Lazhar, le ministre qui fait peur aux lobbys

Depuis sa nomination le 23 juin dernier dans le nouveau gouvernement dirigé par Abdelaziz Djerad ; le nouveau ministre des Transports Lazhar Hani, est la cible d’un lynchage médiatique, opéré par les lobbys néocolonistes et exécuté par des plumes prêtées et des voix inféodées aux cellules néocolonisées.

Les raisons de ce lynchage sont simples, il s’agit d’un ministre spécialisé dans le transport maritime et qui œuvre à concrétiser la feuille de route du président Tebboune, en matière de recouvrement de l’indépendance économique du pays vis-à-vis des lobbys et des groupes d’intérêt. D’ailleurs, il ne faut surtout pas s’étonner si cette campagne de diabolisation de la compétence algérienne, vient des salons parisiens.

Dans une récente déclaration faite à un quotidien national, Lazhar Hani s’est engagé à opérer des réformes profondes dans le secteur du transport maritime, pour combler le retard accusé par l’Algérie par rapport aux pays du bassin méditerranéen.

« Ce retard est l’une des sources des surcoûts qui participent directement à l’augmentation de l’inflation dans le pays et auxquelles il faudra remédier avec la contribution de toute la communauté portuaire » a-t-il dit. Sur ce registre, 11 ports secs seraient récupérés comme première action, dans le cadre du plan impliquant tous les acteurs de la communauté portuaire, dans l’objectif de rendre l’outil portuaire plus performant. Dans le même sillage, le ministre des Transports s’attaquera sans aucun doute à la concrétisation du méga-projet du port d’El Hamdania, qui fera certainement des mécontents dans l’autre rive de la Méditerranée, à savoir les ports de Marseille et de Valence ainsi que le port de Tanger. Le méga-projet d’El Hamdania s’ajoutera au projet du nouvel aéroport d’Alger, conçu pour devenir un Hub spécialisé dans le fret aérien à destination du continent africain