MSP: Abderrazek Makri, fragilisé

L'ANIE répond à Makri

On n’est pas loin de la crise politique au sein du Mouvement de la Société et la Paix, inféodé à la Confrérie des Frères Musulmans; au lendemain de la nomination d’El Hachemi Djaaboub au sein du gouvernement Djerad, comme ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale.

La réaction du chef du parti du MSP, Abderrazek Makri, à savoir le gel  de la qualité de  Djaâboub, en tant que membre dans les  instances du parti, est loin de faire l’unanimité au sein du mouvement. Une décision jugée unilatérale sans l’aval du Madjliss Echoura. Plusieurs personnalités influentes du parti ont affiché leur désapprobation, à commencer par Abderrahmane Saidi, qui reprochait à Makri, sa précipitation concernant la décision de gel d’activité de Djaaboub, rejoint par Aboudjerra Soltani, adversaire juré de Makri et qui adressera une lettre de félicitation au récent ministre du Travail, et par un ancien ministre en l’occurrence Abdelkader Semmari.

Cela pourrait conduire à des tensions au sein du parti à la veille du référendum sur la révision de la Constitution et une éventuelle dissolution du parlement dans l’optique de nouvelles élections  législatives et locales.
La position d’Abderrazek Makri, inféodé à l’internationale islamiste de la Confrérie, est de plus en plus inconfortable et fragilisées.