Said Chanegriha: pour un renforcement de la coopération civilo-militaire

Said Chanegriha: pour un renforcement de la coopération civilo-militaire

                                                                                                                                    Dans le cadre du renforcement du dispositif national de prévention et de gestion des risques majeurs, l’Institut Militaire de Documentation, d’Evaluation et de Prospective du Ministère de la Défense Nationale a organisé, les 07 et 08 décembre 2020, au Cercle National de l’Armée, un séminaire national intitulé « Prévention et Gestion des Risques Majeurs: pour un renforcement de la coopération civilo-militaire ».

Le Général de Corps d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, a présidé l’ouverture des travaux du séminaire, en présence des Ministres de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire, de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, du Transport, et de l’Environnement, ainsi que du Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale, des Commandants de Forces et de la Gendarmerie Nationale et de la 1ère Région Militaire, des Chefs de Départements, et des Directeurs et Chefs de Services centraux du Ministère de la Défense Nationale. Ce séminaire a été animé par des experts et spécialistes nationaux, qui ont mis en lumière l’importance de ce thème et ses principaux aspects.

De prime abord, Monsieur le Général de Corps d’Armée, Saïd Chanegriha, a prononcé une allocution, suivie par les cadres et personnels de l’Armée Nationale Populaire à travers les Commandements de Forces, les Régions Militaires et les grandes Unités, lors de laquelle il a affirmé que l’organisation de ce séminaire constitue une opportunité pour mettre en lumière les différents aspects des risques majeurs et des catastrophes naturelles, ainsi que leurs impacts négatifs et désastreux, sur fond de l’accroissement inédit des catastrophes à travers le monde. Ce constat interpelle les acteurs concernés pour adopter des méthodes et procédés scientifiques modernes, à même de permettre l’élaboration d’études prospectives et la mise en place de mécanismes, visant à renforcer la coopération entre les différentes institutions concernées par la gestion des catastrophes :

« A l’entame de cette allocution d’ouverture, je tiens à vous souhaiter, mesdames et messieurs, ici présents, la bienvenue et à vous remercier d’avoir honoré notre invitation pour assister à ce séminaire, organisé par le Ministère de la Défense Nationale, sous le thème : « La Prévention et la Gestion des Risques Majeurs: pour un renforcement de la coopération civilo-militaire ». Ce séminaire se veut être une occasion pour mettre en lumière les différents aspects des risques majeurs et des catastrophes naturelles, ainsi que leurs impacts négatifs et désastreux, mettant en péril l’existence des êtres humains, leurs modes de vie, ainsi que l’écosystème, d’autant que nous assistons, dernièrement, à un accroissement inédit des catastrophes à travers le monde, aussi bien en nombre qu’en intensité, ce qui constitue un véritable obstacle au développement durable.

A ce titre, l’accroissement de ces catastrophes et leur effet sur les personnes et les biens, en sus des enseignements tirés des catastrophes précédentes, nous interpellent tous, aujourd’hui, afin d’adopter impérativement des méthodes et des précédés scientifiques modernes, qui nous permettre d’effectuer des études prospectives sur la base desquelles seront mis en place des mécanismes visant à renforcer la coopération entre les institutions concernées par la gestion des catastrophes, notamment s’agissant de l’actualisation continue des plans d’intervention en cas de catastrophes, en coordination avec les intervenants dans le Plan d’Organisation des Secours « ORSEC », la responsabilité étant partagée par tous ».

Le  Général de Corps d’Armée a souligné que l’histoire de l’Armée Nationale Populaire est riche en positions honorables, dans le domaine de gestion des risques majeurs. Son rôle ne se limite pas à la défense et à l’édification uniquement, mais englobait également la participation à l’effort national visant à prévenir les catastrophes, réduire leurs effets et protéger les personnes et les biens, ce qui fait d’elle le noyau dur autour duquel s’organise tout le dispositif de protection de la vie humaine en Algérie :

« Dans le même contexte, il y a lieu de souligner que l’histoire de l’Algérie regorge de positions honorables dans ce domaine. Son rôle ne se limite pas uniquement à la défense et à l’édification, mais englobe également la participation à l’effort national visant à prévenir les catastrophes, à réduire leur impact et à protéger les personnes et les biens, à l’instar de sa participation efficace, lors des tremblements de terre ayant touché les villes de Chlef en 1980 et Boumerdès en 2003, ainsi que lors des inondations de Bab El Oued à Alger en 2001.

De telles positions honorables ne sont pas étrangères aux valeurs de notre Armée Nationale Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, qui était et restera toujours aux côtés de notre vaillant peuple, glorifiant le lien Armée-Nation et répondant, comme à son accoutumée, à l’appel du devoir national, à travers la mobilisations de toutes ses potentialités humaines et matérielles, et la capitalisation de sa longue et riche expérience, ce qui fait d’elle le noyau dur autour duquel s’organise le dispositif de protection de la vie humaine en Algérie ».

A l’issue,  le Général de Corps d’Armée a annoncé l’ouverture officielle des travaux du séminaire.

A son tour, le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire a adressé une allocution, lors de laquelle il a souligné l’importance de la coordination entre les différents secteurs dans le domaine de la gestion des risques et catastrophes, ainsi que l’impératif de l’actualisation des plans d’intervention, afin de les adapter aux nouvelles données, ainsi que la nécessité d’employer les nouvelles technologies dans la prévention et l’atténuation des effets des catastrophes.

Dans le même sillage, le Directeur de l’Institut Militaire de la Documentation, de l’Evaluation et de la Prospective a indiqué que ce séminaire constituait une opportunité à même de permettre d’échanger les expériences et les connaissances dans le domaine de la gestion des grandes catastrophes, et de formuler des propositions concrètes, qui enrichissent la stratégie et les plans d’intervention dédiés aux catastrophes, et qui contribuent à leur gestion idoine, à la promotion de la coopération civilo-militaire, ainsi qu’à l’amélioration des capacités d’intervention.

Les travaux du séminaire se sont poursuivis par l’organisation de conférences animées par de hauts cadres de l’Etat, civils et militaires confondus, des chercheurs universitaires, ainsi que des représentants des structures concernées par l’exécution du Plan ORSEC, à l’effet de mettre en exergue les différents types de risques et catastrophes et les moyens de les prévenir, ainsi que les différentes méthodes de gestion des risques majeurs, l’importance de la coordination et la coopération civilo-militaire dans la réduction des effets de ces risques, sous toutes leurs formes.

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