Djerad: les start-up sont l’avenir de l’Algérie

Qui a tort,et qui a raison, Abdelaziz Djerad ou Djilali Tarikat ?

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a souligné mardi à M’sila l’importance des start-up dans le développement de l’économie nationale, les considérant comme « l’avenir de l’Algérie ».

Lors d’une visite d’inspection dans un incubateur d’entreprises relevant de l’Université Mohamed Boudiaf, dans le cadre d’une visite de travail dans la wilaya, le Premier ministre a précisé que les start-up ont un « rôle important dans le développement économique », rappelant que « le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a dédié un ministère pour accompagner ce type ‘entreprises ».

« J’ai constaté au sein de l’incubateur d’entreprises, l’immense importance des travaux proposés par les étudiants porteurs de projets, ce qui traduit l’engagement de l’université à les développer », a ajouté, à ce propos, M. Djerad.

Le Premier ministre s’est félicité, en outre, des activités réalisées dans l’incubateur, mettant l’accent sur la nécessité de répondre à toutes les préoccupations des doctorants et des chercheurs.

L’incubateur d’entreprises de l’université de M’sila compte plus de 200 projets et enregistre plus d’une cinquantaine de brevets, selon les explications fournies à M. Djerad, qui a assuré que  »l’Etat continuera à accompagner les start-up afin de développer l’économie nationale ».

Djerad: mettre la recherche scientifique au service du décollage économique

Par ailleurs, Abdelaziz Djerad a appelé, mardi depuis M’sila, la famille universitaire à l’impératif de mettre la recherche scientifique au service d’un véritable décollage économique pour prendre en charge les besoins actuels de la société.

« J’appelle tous les chercheurs dont ceux résidant à l’étranger à l’impératif de prendre en charge les besoins actuels de la société en vue de réaliser un véritable décollage qui exploite efficacement les recherches scientifiques », a indiqué M. Djerad dans une allocution prononcée à l’université de Mohamed Boudiaf (M’sila), à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire 2020/2021, en présence du conseiller du Président de la République, Abdelhafid Allahoum et des membres du Gouvernement.

« La recherche est désormais un outil efficace pour la prise de décisions et de mesures adéquates et la gestion rigoureuse de la crise », a-t-il souligné.

« L’université algérienne fait face aujourd’hui à plusieurs défis nécessitant l’implication de tous les acteurs en vue de la cristallisation d’une vision de réforme intégrée capable d’insuffler une nouvelle dynamique en matière de formation d’une main-d’œuvre performante mais aussi pour permettre à la future université de s’adapter aux mutations en cours et d’être, ainsi, prête à satisfaire les besoins des nouveaux métiers et compétences dans un monde en mutation permanente », a soutenu le Premier ministre.

A cette occasion, M. Djerad a rappelé que le système universitaire avait connu, depuis l’indépendance jusqu’à présent, une « évolution », en témoigne la réalisation de 109 établissements d’enseignement supérieur répartis sur 48 wilayas, 55 établissements de formation supérieurs extra-secteur, 14 établissements de formation privés, 441 cités universitaires et 560 restaurants universitaires.

Lire aussi: M’sila: Djerad donne le coup d’envoi de l’année universitaire 2020-2021
Le nombre d’étudiants a augmenté de 500 après l’indépendance pour enfin atteindre 1,65 million en 2020 tandis que le nombre d’enseignants encadrants a grimpé à 61.277 enseignants chercheurs en 2020.

M.Djerad a saisi cette occasion pour se recueillir à la mémoire des victimes de la pandémie de la covid-19 dans les rangs, des enseignants chercheurs, des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, des chercheurs permanents, des fonctionnaires et des étudiants.