Le peuple algérien a vaincu la colonisation: L’Algérie ne mendie pas des excuses, Monsieur Macron

Le peuple algérien a arraché son indépendance grâce aux sacrifices de ses dignes fils et n’a nullement l’intention de mendier des excuses ou de la repentance de la part de l’ancien occupant.
En dépit du silence des officiels et partis politiques confinés dans le rôle d’acteur faible manquant de fermeté et d’offensive pour restituer l’archive, les crânes de nos valeureux résistants et le patrimoine algérien volé et exposé dans les musées français dont celui du Louvre

Aujourd’hui, il faut répondre du tic au tac en traitant d’Etat à Etat, pour chasser aux esprits des néocolonisateurs l’idée que l’Algérie est un département d’outre-mer.

Les officiels algériens sont appelés à hisser le niveau du débat, et adopter des lois criminalisant la colonisation pour répondre en premier lieu à la Loi de février 2005, glorifiant la colonisation et rejeter en bloc le rapport de Benjamin Stora, connu pour sa partialité pour l’Establishment français, et les officines hostiles à l’indépendance de l’Algérie.

La France veut se débarrasser du dossier des harkis, en impliquant l’Algérie

Le rapport de Benjamin Stora, remis le 20 janvier 2021, au président français Emmanuel Macron, préconise la facilitation des déplacements et de la circulation des harkis et leurs fils entre les deux rives de la Méditerranée, leur permettant implicitement de « revendiquer » des biens en Algérie, et des indemnisations, sachant que les harkis qui ont soutenu la colonisation et leurs fils ont été contraints durant les six dernières décennies à la vie en ghettos.

Le rapport pernicieux de Benjamin Stora préconise la mise en place d’une commission mixte d’historiens français et algériens pour mettre « la lumière sur les enlèvements et assassinats d’européens à Oran en juillet 1962 » oubliant les attentats terroristes de l’OAS de février à Oran et du port d’Alger

Une campagne électorale pour la présidentielle de 2022

Il est clair que le rapport de Benjamin Stora caresse dans le sens du poil l’électorat de la droite et l’extrême droite, nostalgique du Paradis Perdu, en prévision de la présidentielle 2022, pour le président sortant en perpétuelle descente aux enfers dans les sondages, dans le sillage de la gestion catastrophique de la pandémie du Covid-19, et les différents scandales ayant touché l’entourage du Président Macron

Macron d’un mensonge à un autre

Le locataire du Palais de l’Elysée, nous a habitués aux déclarations fracassantes et mensongères destinées à la surenchère, le marchandage et le racolage des voix de l’électorat.
Le candidat Macron avait annoncé, lors de sa campagne électorale de 2017, à partir d’Alger, que « la colonisation est un crime contre l’humanité. »

« C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. »

De retour en France, le candidat Macron opère un virage à 180 degrés et indique au journal français Le Point : « Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Le même candidat devenu Président revient à la charge en Janvier 2020, en indiquant, suite à un voyage dans les territoires palestiniens occupés que «La France doit revisiter la mémoire de la guerre d’Algérie pour mettre un terme au conflit mémoriel qui rend la chose très dure en France. Je n’ai pas la réponse pour y parvenir», admettant être persuadé, que ce sujet aura «à peu près le même statut que ce qu’avait la Shoah pour Chirac en 1995».

Cette déclaration provoquera un tollé dans le bastion de la droite, l’extrême droite et les nostalgiques de la colonisation, en particulier le CRIF, mentor de Macron et sponsor de Benjamin Stora qui en faux comptable nous révèle il y a quelques années que le nombre des victimes algériennes durant la guerre de libération était de 400000 morts au lieu de 1,5 million de martyrs, un chiffre universellement connu.
Pour rappel, le prédécesseur de Macron en l’occurrence François Hollande avait dénoncé devant l’APN en 2012, un système colonial « injuste et brutal » reconnaissant «   « les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien ». Une déclaration qui anéantit la volte-face de Macron qui estimera en 2017, dans une interview au journal Le Point après son retour d’Alger que « c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Et là, on se demande si les algériens avaient invité les français à les coloniser, et si les coupes de têtes et d’oreilles étaient des éléments de civilisation et si réellement la France avait installé les droits de l’homme en Algérie

Il est à rappeler, que la visite de l’ancien président français Jacques Chirac avait auguré un avenir meilleur entre les deux pays, terni, il faut bien le préciser par la Loi de février 2005, glorifiant la colonisation.
Aujourd’hui, les algériens sont appelés à changer de cap, et  se tenir ferme en procédant à la criminalisation de la colonisation et à poursuivre la France dans les instances judiciaires internationales pour restituer l’archive, les crânes de nos valeureux résistants et glorieux martyrs, et notre patrimoine pillé, spolié det exposé dans les musées et espaces publics de l’hexagone. Les algériens sont appelés à cesser de pleurnicher et d’aller vers des actions concrètes et productives