Le contrôle des sources de financement des élections, une pierre angulaire pour l’édification d’institutions intègres

Le contrôle des sources de financement des élections, une pierre angulaire pour l'édification d'institutions intègres

Le contrôle des sources de financement des échéances électorales constitue une pierre angulaire pour l’édification d’institutions intègres et instaurer un État de droit, a affirmé, mardi à Alger, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi.

 S’exprimant à l’issue de l’audience qu’il a accordée à l’ambassadeur d’ Italie à Alger, Giovanni Pugliese, M. Charfi a indiqué que “l’édification d’institutions d’Etat intègres requiert, d’emblée, le contrôle et le suivi des sources de financement de l’opération électorale à la faveur de mécanismes efficaces”, soulignant que cette démarche a été entreprise à travers la préparation à la création d’un comité indépendant auprès de l’ANIE chargé de l’audit et du suivi de l’opération électorale”.

Pour M. Charfi, la création de ce comité en vertu de la loi électorale est à même de “renforcer les capacités de l’ANIE” en matière d’organisation et de contrôle de l’opération électorale en toutes ses étapes.

Le projet d’ordonnance portant loi organique relative au Régime électoral, approuvé dimanche dernier par le Conseil des ministres, prévoit la création d’un comité indépendant placé auprès de l’ANIE” et composé de représentants des instances en mesure de veiller au respect de l’éthique et de la bonne gouvernance de l’État.

Il s’agit du Conseil d’État, de la Cour des comptes et de la Cour suprême. Ce comité œuvrera à “examiner et à mettre la lumière sur l’opération de financement de toute la campagne électorale, et ce pour plusieurs mois”. Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune avait affirmé, à l’issue de l’approbation du projet d’ordonnance portant loi organique relative au régime électoral, “l’impératif de bannir, dans toutes les étapes du processus électoral, l’argent sous toutes ses formes notamment l’argent sale, en concrétisation du principe d’égalité des chances entre candidats”, ainsi que “de moraliser la vie politique en barrant la route àtoute tentative de manipulation consacrée par l’ancien Code électoral”.

Le Président de la République avait également mis en avant “la nécessité de recourir aux Commissaires aux comptes et Comptables agréés issus des wilayas mêmes des candidats pour le contrôle minutieux des sources de financement” et “de définir, avec précision, la notion, les éléments et étapes de la campagne électorale avec bannissement de l’exploitation de la situation sociale des citoyens durant les campagnes électorales, à travers des scènes dont le citoyen a pris conscience aujourd’hui”.