Mémoire : Le jeu malsain et dangereux de Macron

Mémoire : Le jeu malsain et dangereux de Macron

La décision du président français Emmanuel Macron de déclassifier des archives liées à la période de la guerre d’Algérie, précédée par la reconnaissance de l’assassinat d’Ali Boumendjel , suivie de l’action d’honorer des personnalités algériennes s’avèrent un cadeau empoisonné et un jeu dangereux, à une année de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance d’Algérie, et la tenue l’année prochaine  de la présidentielle française.
Les algériens n’ont nullement demandé à Macron d’édifier une stèle à l’Émir Abdelkader, fondateur de l’Etat algérien, ou de l’honorer, à l’instar de Messali El Hadj père du nationalisme algérien.
L’objectif de Macron est bien clair, créer la discorde et la division des algériens, dont la pérennité de L’État est plus que jamais menacé, par la nébuleuse terroriste, menée actuellement par Rachad, soutenue par les officines néocolonialistes et sionistes qui n’ont jamais  digéré l’indépendance de l’Algérie et qui ne digèrent pas l’opposition de l’Algérie à toute normalisation avec l’entité sioniste.
Macron croit que les algériens sont encore des enfants, qu’on peut consoler avec un bonbon, fuyant par voie de conséquence son engagement pris à Alger en 2017, à l’occasion de sa campagne électorale pour la présidentielle française, de reconnaître les crimes coloniaux de la France en Algérie

La déclassification concerne le mouvement national

La déclassification des archives autorisée à partir de ce mercredi concerne uniquement la période 1920-1970, c’est-à-dire la période de la lutte contre le mouvement national, alors que la barbarie du reste de la période de colonisation de 1830-1920, ne figure pas dans sa décision, au même titre que les raisons de la colonisation. Sur ce registre, il faut noter que l’Algérie ne cessait de revendiquer la restitution totale des archives, comprenant aussi l’état-civil.

L’hostilité à L’Émir Abdelkader, encore d’actualité

La décision d’édifier une statue pour le fondateur de L’État algérien, L’Émir Abdelkader, suite à une proposition de l’historien français Benjamin Stora, suivie de la décision de l’honorer prochainement par le président français, est une action pernicieuse et un acte de gabegie, destinés à diminuer de la valeur du personnage universel, dont la réputation d’humaniste, de combattant pour la liberté, et d’homme de savoir ne se limite nullement au sol algérien, mais bel est bien aux quatre coins de la planète.
Avancer que le refus d’édification d’une statue à l’Emir, est une revendication de sa famille, est un mensonge, et l’honorer par l’ancien occupant, ne fera qu’accentuer la détermination des algériens à aimer un homme, qui restera un exemple et un modèle pour tous les peuples opprimés du monde qui rejettent la soumission, l’inquisition et la colonisation