L’agresseur du cimetière, de Ben Aknoun

L’agresseur du cimetière, de Ben Aknoun

Par Tarek Benaldjia

La seule raison pour laquelle nous répondons à ces conneries est notre respect pour notre nation. Nous ne laisserons jamais la place à ceux qui utilisent le terrain offert par la démocratie pour empoisonner la nation avec leurs mensonges et calomnies. Nous expliquerons ces problèmes, répondrons aux accusations, lutterons contre ceux qui calomnieront et renverrons les événements à l’histoire.

Que dans un pays, la société civile, les partis politiques, l’agresseur du cimetière de Ben Aknoun  lui-même, soient toujours à couteaux tirés, les intérêts supérieurs de la nation n’étant l’affaire de personne, enlevons donc nos œillères, on n’est pas sorti de l’auberge.

Il est évident que celui qui veut bien s’orienter doit, avec ses deux yeux, regarder dans la même direction. Autrement il risque de se fourvoyer et de se retrouver aux antipodes de l’objectif qu’il s’était fixé. Il devra aussi, de temps en temps, jeter un coup d’œil à droite et puis à gauche, sans oublier le chemin déjà parcouru, histoire de vérifier qu’il est dans la bonne trajectoire et au besoin, changer de cap, afin de mieux parvenir à destination.

Et si vous croyez qu’il s’agit là d’un cas exceptionnel, vous vous foutez un doigt dans l’œil et l’autre vous savez où. Ils sont légion ces autoproclamés du Hirak qui n’osent pas se regarder bien en face afin de réaliser qu’ils sont partie prenante de ce lamentable échec. Alors, pour apaiser leur conscience, si tant est qu’ils en ont encore une, ils font accroire que de toute façon, il n’y avait rien à faire.

Le ridicule ne tue pas, mais peut causer des blessures dont les cicatrices se révéleront très difficiles à maquiller encore moins à faire disparaître.

Que nos politiciens, responsables de partis, les élites de la société, soient incapables de se réunir afin de condamner cet acte ignoble, de l’agression de Lazhari Bouzid , président du CNDH (conseil national des droits de l’Homme) par Karim Tabbou. Enlevons nos œillères et avouons que votre avenir et celui de vos enfants, ne s’annonce pas très prometteur avec de tels personnes se faisant passer pour des démocrates.

Que nos intellos, analystes et excellents chercheurs ne parviennent pas à comprendre qu’il faille satisfaire les besoins primaires avant de passer aux secondaires et aux tertiaires. En d’autres termes, que toutes les énergies doivent être libérées en vue de fournir à sa population comme à l’image d’Ahmed Bensaada , l’auteur « Qui sont les ténors autoproclamés du Hirak Algérien » , ce qui est la priorité des priorités à partir de quoi tout le reste deviendra possible, en l’occurrence: la santé, l’éducation, le progrès et la prospérité, inutile de vous répéter quoi faire et disons-le haut et fort, vous n’êtes pas très brillants dans ce domaine.

Avec une haine et méchanceté qui plus est dans un cimetière, Karim Tabbou, se livrant à des gestes menaçant de sa main au professeur Lazhari  Bouzid pour l’empêché se recueillir sur la tombe de Ali Yahia Abdennour , Comme si, que ce cimetière était une zone libérée, interdite aux algériens saufs aux  familles de la NED et ses succédanés !

Il n’est pas sans rappeler, que cette attaque verbale et physique, basée sur l’intolérance, et la violence est celle des séparatistes du MAK (mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) et des mouvements berbéristes sionistes.

Et ce sont ces sympathiques aliborons, puisqu’il faut les appeler par leur nom, insensibles aux problèmes réels de l’Algérie, convertis allègrement en collabos, agents dociles de l’establishment étasunienne et européenne qui se proposent de faire la leçon aux filles et fils authentiques de la nation, toutes classes confondues ?

Dans l’effervescence de leurs envolées oratoires, ils font incessamment référence à la France d’abord et pour cause, aux États-Unis, à l’Israël, ou à l’Angleterre, comme s’il y avait une quelconque commune mesure entre ces pays et le nôtre. Il ne faudrait surtout pas sous-estimer l’intelligence de ces chroniqueurs de malheur à l’image de Karim Tabbou en leur rappelant qu’on ne compare que ce qui est comparable.

Passons de la parole aux actes et comme nous venons de le faire pour notre sélection nationale de football, tous unis sous un seul drapeau.

Enlevons définitivement nos œillères afin de bien identifier les contempteurs de la nation et avec l’arme de la dialectique, la plus efficace d’ailleurs, confondons les, quitte à récupérer les repentants et à les ramener au bercail car ce sont des brebis égarées.