Pr. Rachid Belhadj : “l’Algérie confrontée à une troisième vague de Covid 19”

Pr. Rachid Belhadj : "l'Algérie confrontée à une troisième vague de Covid 19"

Le nombre de cas de la Covid-19 a quadruplé ces derniers jours. L’Algérie a enregistré samedi, 456 nouveaux cas de contamination dont 10 morts. “La situation actuelle de la pandémie est très préoccupante”, alerte le professeur Rachid Belhadj, directeur des activités médicale et paramédicales au CHU Mustapha Pacha.

Invité, dimanche, de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci, indique que «nous sommes entrain de vivre une troisième vague. C’est un  scénario identique de la deuxième vague de l’été 2020, juin et juillet, avec quelques particularités, puisque « maintenant ça commence à toucher les sujets jeunes».

“Pour le CHU Mustapha, nous sommes entrain de vivre des foules”, affirme l’invité en précisant que son établissement assiste à une forte demande au niveau des hospitalisations notamment en réanimation. « Nous avons enregistré aussi une hausse de la demande pour l’oxygène »  ajoute-t-il.

Arguant ses dires, le professeur Belhadj, indique qu’ aujourd’hui même nous avons une réunion urgente à 13H pour ” instruire l’ensemble des services de passer au plan C”, et augmenter ainsi la capacité des lits d’hospitalisation à 300 et les lits de réanimation à 80.

Nous avons aussi un autre indicateur, précise l’invité de la Radio, c’est que le nombre de contaminations du personnel de la santé, tout corps et tout grade confondus, ne cesse d’augmenter. « Nous sommes entre 7 et 8 contaminations par jour et ça n’épargne personne, médecins, infirmiers, ambulanciers et administrateurs », fait-il savoir.

Selon lui, il y a possibilité de l’avènement d’un nouveau virus mutant qui est entrain de se propager avec plus de virulence, hautement transmissible et mortel même chez des jeunes en parfaite santé. « C’est quelque chose d’inquiétant, puisque au bout de 48 H le malade passe de 20 % d’atteinte pulmonaire à 60 % », avise-t-il.

Face à cette situation, le professeur Belhadj appelle la population à faire plus attention pour ne pas augmenter les contaminations, en ces temps de pandémie qui risque d’être « constante dans le temps», voire « menaçante vis-à-vis des personnes qui nous entourent ».