Jeune Afrique, bien sucré par le Makhzen

Jeune Afrique, bien sucré par le Makhzen

La décision d’Alger de rompre ses relations diplomatiques avec Rabat ; le 24 août dernier, 27 ans, jour pour jour après la décision du Maroc d’instaurer les visas pour les algériens dans le sillage des accusations mensongères à l’égard des services algériens, est ressentie comme un coup de massue qui laissera des traces durant de longues années.

Les alliés de la monarchie alaouite n’ont pas tardé à porter secours au régime du Makhzen aux abois, en proposant une médiation à Alger. Ses bons offices proviennent essentiellement des alliés traditionnels de Rabat à savoir la France et les monarchies du Golfe, et qui malheureusement n’ont pas réagi au scandale du logiciel espion Pegasus de l’entité sioniste, utilisé par le Makhzen pour espionner 6000 téléphones algériens, suivi des propos de guerre du chef de la diplomatie de l’entité sioniste, tenus à partir de Rabat.

Pris de court face à la fermeté des autorités algériennes, rejetant toute médiation avec Rabat, paniquant à l’idée de voir Alger hausser le ton en recourant à d’importantes représailles économiques, le Maroc revient à ses anciennes pratiques de mobiliser des instruments de propagande pour plaider sa cause à l’intention de l’opinion publique marocaine. Sur ce plan, le Makhzen fera appel comme d’habitude à son média préféré à savoir Jeune Afrique, qui ne tardera pas à s’attaquer au chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra, connu sur la scène internationale pour être un diplomate de grande intelligence en matière de règlement des conflits dans les quatre coins de la planète. Ainsi, Jeune Afrique dans une action médiatique mensongère, titrera à son sujet, à l’issue de l’annonce de la rupture des relations diplomatique entre Alger et Rabat «Ramtane Lamamra, pompier ou pyromane ?»

 

François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique et signataire d’un récent éditorial dans lequel il s’attaquera au chef de la diplomatie algérienne, manque énormément de professionnalisme et d’éthique, dans la mesure où son magazine est sponsorisé par le ministère marocain de l’intérieur.

Le pistoléro médiatique du Makhzen et son zélé François Soudan ne peuvent en aucun cas être objectifs ou neutres dans le traitement de l’information, car ce dernier qui excellait dans le journalisme des caniveaux, s’était illustré en 2017, en allant demander pardon à son Commandeur après une Une drapée  par l’emblème marocain dans lequel on pouvait distinguer les visages des terroristes être les auteurs des attentats terroristes de Barcelone, avec la mention «born in Morocco», plusieurs contrats publicitaires avaient été annulés.

200.000 euros pour chaque contrat ! Il a alors supplié le cabinet de les rétablir et a obtenu gain de cause, selon des publications confidentielles françaises