Ecole nationale supérieure en intelligence artificielle : publication du décret de sa création au J.O

Ecole nationale supérieure en intelligence artificielle : publication du décret de sa création au J.O

Un décret présidentiel portant création d’une école nationale supérieure en intelligence artificielle a été publié au dernier numéro du Journal officiel.

Selon le décret, cette école placée sous la tutelle du ministre chargé de  l’Enseignement supérieur, est “un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière”.

Le texte de loi stipule que “l’école est un pôle d’excellence de formation supérieure” et “assure une formation hautement qualifiante au profit de différents secteurs d’activité”.

Le siège de l’école, conformément aux dispositions de ce décret, est fixé à Sidi Abdellah, wilaya d’Alger, mais “peut être transféré en tout autre lieu du territoire national par décret pris sur rapport du ministre chargé de l’Enseignement supérieur”.

S’agissant des conditions d’accès à cette école, le décret prévoit que “l’accès à la formation assurée par l’école, est ouvert aux titulaires distingués du

baccalauréat de l’enseignement secondaire ou d’un diplôme étranger reconnu équivalent, selon des conditions fixées par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur”.

Ces derniers “sont soumis à une formation préparatoire au sein de l’école”, précise le texte, soulignant qu'”il est organisé une formation préparatoire d’une durée de deux (2) années dans des classes préparatoires au sein de l’école, au profit des étudiants remplissant les conditions fixées” précédemment.

Quant à l’accès au second cycle assuré par l’école, celui-ci est soumis à “la réussite au concours national au profit des étudiants ayant suivi avec succès deux (2) années de formation préparatoire”.

Les conditions de participation au concours et les modalités de son organisation, sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur.

Le décret prévoit, en outre, de faire bénéficier les étudiants de l’école nationale supérieure en intelligence “d’une bourse d’excellence, des conditions spécifiques d’hébergement et des moyens pédagogiques appropriés”.

Par ailleurs, les étudiants inscrits à l’école nationale supérieure en intelligence artificielle, “peuvent être parrainés par le monde socio-économique”, stipule le décret qui précise que ce parrainage “se traduit par l’accompagnement de l’étudiant durant sa formation ainsi que son immersion progressive en milieu professionnel”.

L’étudiant reçu au concours d’accès au second cycle, est “orienté vers une des filières ou spécialités assurées par l’école”, alors que l’étudiant n’ayant pas pu suivre la formation préparatoire ou n’ayant pas été admis au concours national d’accès au second cycle assuré par l’école, est “réorienté vers d’autres établissements de l’enseignement supérieur, autres que l’école supérieure, conformément à la réglementation en vigueur”.

A ce titre, le décret précise que “les crédits obtenus peuvent être acquis et transférables”.

Pour ce qui est des missions et attributions de l’école, le décret présidentielprévoit que, “dans le cadre du service public d’enseignement supérieur, l’école assure des missions de formation supérieure à caractère national et des missions de recherche scientifique, d’innovation, de veille, de transfert et de développement technologique”.

L’école est administrée par “un conseil d’administration, dirigée par un directeur assisté de directeurs adjoints, d’un secrétaire général et du directeur de la bibliothèque et, est dotée d’organes administratifs et scientifiques pour évaluer les activités pédagogiques et scientifiques”.

De même, l’‘école est “composée de départements placés sous la de chefs de départements, et comporte des services techniques et des services communs de recherche. Elle peut comporter des structures chargées des œuvres universitaires”.

Enfin, le budget de l’école est assuré, essentiellement, par “les subventions par l’Etat,  les contributions au financement de l’école par des personnes morales ou physiques, les subventions des organisations internationales, les emprunts, dons et legs,les dotations exceptionnelles et les recettes diverses liées à l’activité de l’école”.