Maroc: Le Royaume au bord de l’explosion

Maroc: Le Royaume au bord de l'explosion

Le Royaume alaouite agonise, et les derniers évènements que traverse le régime sont loin d’augurer un avenir serein, au contraire, le royaume est de plus en plus menacé d’explosion, compte tenu de l’extrême détérioration de la vie socioéconomique du pays. Les législatives du 8 septembre prochain ne sont qu’une poudre aux yeux.

La démocratie des poules et de semoule

Pour en résumer la situation politique au royaume, il faut absolument voir ces images qui font  le buzz sur les réseaux sociaux, à l’occasion de la campagne électorale popur les législatives du 8 septembre prochain. Faute de programmes électoraux susceptibles de prendre en charge les préoccupations politiques et socioéconomiques, les principaux partis politiques du Royaume à savoir le PJD inféodé à la confrérie des frères musulmans de l’actuel chef du gouvernement Saadeddine El Othmani et du parti d’El Istiqlal( indépendance) se livrent à une campagne d’aumône et de distribution de denrées alimentaires pour convaincre l’électorat.

https://www.facebook.com/messenger_media/?thread_id=1294586369&attachment_id=1538863993125076&message_id=mid.%24cAABa9SthkJKB3MOHyl7q335vM11l

Des vidéos diffusées sur la toile font état de la distribution du volaille pour avoir des voix d’électeurs pour le PJD et de semoule pour le parti d’El Istiqlel, ce qui nous livre une course poursuite pour racoler les voix autour des ventres vides de citoyens marocains, qui n’ont plus droit à des programmes de développement ou de questions de promotion de valeurs démocratiques et de libertés individuelles et collectives.

Cela intervient après les images  de distribution de denrées alimentaires par des juifs marocains dans un synagogue à l’occasion du mois sacré de ramadan


Le PJD, qui faisait de la cause palestinienne, un fonds de commerce politique, s’est résigné à digérer la normalisation avec l’entité sioniste. Et comme le mensonge ne peut pas perdurer, c’est le premier responsable du PJD et actuel chef du gouvernement marocain, Saadeddine El Othmani, qui déclarait être opposé à la normalisation avec l’entité sioniste, le mois d’août 2020, aura l’insigne »honneur » de signer cette normalisation le mois de décembre 2020, contre un tweet sans valeur du président américain sortant évoquant » la marocanité » du Sahara Occidental.

Un dossier et une cause perdue qui n’attirent plus les citoyens marocains contraint d’envoyer leurs enfants la mort et l’immigration clandestine ; ou de les vendre aux plus offrant aux réseaux de la traite humaine,   la pédophilie et la drogue . Les images des femmes-mulets diffusées par les médias occidentaux, sont une parfaite illustration de l’humiliation que vit le peuple marocain.

La rupture des relations diplomatiques avec l’Algérie, enfonce le clou

Après la violation du cessez le feu avec la RASD, la brouille avec Berlin et Madrid sur  fonds de surenchère et chantage, et le scandale du logiciel espion sioniste Pegasus, et implication dans des actes terroristes en Algérie, via les feux de forêts et de l’ignoble assassinat de Djamel Bensmail, et les déclarations de guerre contre l’Algérie de son représentant à l’ONU, Omar Hilale et celles du chef de la diplomatie sioniste à partir du sol marocain

plus offrant, Rabat ne s’attendait pas à une virulente réaction d’Alger de rompre ses relations diplomatiques avec son voisin de l’Ouest et de réviser ses relations économiques, via la non-reconduction du contrat gazier qui expire le 31 octobre prochain et l’interdiction d’utilisation des espaces aérien et maritime algériens par les avions et navires marocains.

Les mensonges de la propagande du Makhzen

Le recrutement de plumes et voix pour plaider les mensonges n’ont rien servi pour améliorer le quotidien des marocains. Les sites et médias affidés au Makhzen dont des occidentaux et des journaleux, dits opposants algériens n’ont rien pu faire contre la réalité du terrain.

Ainsi, le sulfureux Abdou Semmar qui  évoquait en 2020, que Madrid va faire l’impasse sur le gaz algérien au profit du gaz américain dans le cadre de la propagande du Makhzen et ses mensonges pour marchander l’Algérie sur sa position vis-à-vis du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a été démenti par les fluctuations des cours du gaz qui passent de 1.55 dollar le BTU, en été 2020 à 14 dollars, ces derniers jours, ce qui place l’Algérie en position confortable pour toute négociation à l’avenir.

A l’opposé le Maroc, qui bénéficiait depuis 1996, d’un droit de passage estimé à 200 millions de dollars(10 milliards durant les 25 dernières années) et d’une réduction de 25% pour s’approvisionner en gaz algérien, sera le grand perdant dans cette non-reconduction du contrat gazier, puisqu’il aura à chercher à s’approvisionner ailleurs, dans un horizon lointain, pour dépenser plus en vue d’approvisionner ses usines et ses réseaux domestiques, sachant que Rabat dépend énormément des ressources énergétiques d’Algérie pour faire tourner son économie productive et les foyers marocains.

Pour beaucoup d’experts économiques dont des marocains, le Maroc payera cher ses provocations à l’égard d’Algérie, et la fermeture des vannes du gaz fera un impact  négatif certain sur l’économie marocaine.

Il convient de rappeler, que le Makhzen via ses relais propagandistes avait aussi évoqué des découvertes (fictives) au large d’Agadir par une entité britannique Chariot Oil & gaz limited, et qui criait avoir débusqué un gisement de gaz récupérable qui avoisine les 2 000 milliards de pieds cubes. Une Fakenews ; selon l’expert international en énergie et analyste international en bourse, établi en Suède, l’algérien Nouredine Leghliel, qui doutera de la capacité de cette entité , en se fiant à son chiffre d’affaires qui ne dépasse pas les 250 mille livres sterling. Les fakenews du Makhzen ne s’arrête nullement là, puisque les marocains ont eu droit à une autre fakenews sur la concrétisation d’un gazoduc entre le Nigeria et le Maroc, traversant 11 pays, dont le montant est de 25 milliards de dollars. Pour beaucoup d’experts, ce projet ne peut jamais être réalisé durant l’actuelle conjoncture pour la simple raison qu’il n’est pas rentable, et à cela s’ajoute la crise économique mondiale , la crise sanitaire planétaire et son impact sur les investissements dans le secteur énergétique, otage des fluctuations du marché international des hydrocarbures.

Face à cette situation, le Makhzen, nous sort un autre mensonge, à savoir que le projet du Gazoduc reliant le Nigeria au Maroc sera financé par la banque islamique, dont le capital est inférieur au coût du projet. La manœuvre du Makhzen est de semer le doute dans les esprits quant à la concrétisation du projet du gazoduc Nigeria-Europe via l’Algérie et l’Espagne. Ce projet, rappelons-le s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du NEPAD dont les partenaires sont l’Algérie, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Ce projet complètera les autres projets géostratégiques du méga-port d’El Hamdania, la transsaharienne reliant l’Algérie au Nigeria, et la fibre optique reliant aussi Alger à Abuja. Tous ces projets feront partie du développement socioéconomique du continent, et auront un impact certain pour l’amélioration du cadre de vie d’un milliard d’africains, au même titre que le projet civilisationnel chinois de la nouvelle route de la Soie, qui part de l’Algérie vie le nouveau Hub de Cherchell.

Mensonges sur le Covid-19

Malgré la propagande sur le taux de vaccination de la population marocaine, le Maroc demeure un pays infréquentable. Récemment, le département d’Etat américain a conseillé ses ressortissants d’éviter les déplacements vers le royaume, casé dans la liste rouge. Idem, pour le Canada, qui a suspendu ses vols à partir de Rabat, exigeant des tests d’un pays tiers, refusant les tests de dépistage de la Covid-19.

Voir https://voyage.gc.ca/destinations/maroc

Une économie marocaine, sans effet pour le peuple marocain

Beaucoup d’observateurs font tromper l’opinion publique, en faisant l’éloge de l’économie marocaine, sachant que cette dernière est étoffée uniquement pas des chiffres de l’écriture comptable, qui ne reflètent que les dividendes des multinationales, sans pour autant se répercuter positivement sur le cadre de vie du peuple marocain. Pour être plus explicite, le PIB marocain qui est de 119 milliards de dollars annuellement, est en grande partie lié aux chiffres des multinationales qui de leurs parts, transfèrent leurs profits vers leurs pays, comme c’est le cas pour les écuries française de fabrication automobile Renault et Peugeot, le TGV utilisé généralement par les européens lors de leurs déplacements, pour ce qui du transport ferroviaire , et le Hub de Tanger, propriétaire de l’entreprise néerlandaise de Maersk.
Le Commandeur des croyants a bradé son pays, pour 900 millions de dollars qualifiés d’investissement direct IDE, en offrant des terrains gratuitement, en exonérant les multinationales de la fiscalité et parafiscalité, en plus d’une main d’œuvre à bon marché.
Les 900 millions de dollars ne servent que les besoins et les plaisirs des membres du palais royal.