Mohamed VI nomme Aziz Akhannoukh chef du gouvernement: Le Maroc, sous l’escarcelle des libéraux

Mohamed VI nomme Aziz Akhannoukh chef du gouvernement: Le Maroc, sous l'escarcelle des libéraux

Le roi Mohamed VI a nommé ce vendredi l’homme d’affaires Aziz Akhannouch chef du gouvernement et qui sera  chargé de former le nouveau gouvernement? après la victoire aux législatives de son parti libéral, le Rassemblement national des indépendants.

Ministre de l’Agriculture depuis 2007, Aziz Akhannouch est à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, et considéré comme proche du palais. Bénéficiaire de la déroute électorale du parti islamiste du PJD de l’ancien chef du gouvernement Saadedine El Othmani, victime de son cautionnement à la normalisation avec l’entité sioniste, le RNI de l’homme d’affaires marocain, se positionne comme la première force politique du royaume, à la grande satisfaction de l’oligarchie marocaine proche du palais royal et au grand dam de cette majorité du peuple marocain, vivant dans la pauvreté et la précarité.

Le riche monarque,”roi  des pauvres”

Le « roi des pauvres », comme il s’était autoproclamé, détient pas moins d’une trentaine de palais et de résidences au Maroc et s’est acheté récemment un hôtel particulier près du Trocadéro. Un pied-à-terre de plus de 1.000 m2 destiné à accueillir ses séjours à Paris que la mise en cause de son pays dans l’affaire du logiciel espion Pégase, visant jusqu’au président Macron, ne devrait pas réussir à gâcher.

Mohamed VI serait le cinquième monarque le plus riche du monde. Sa fortune colossale lui permet de dépenser sans compter et de faire de nombreuses folies, ce qui n’est pas au goût de ses sujets qui luttent pour la survie. L’impact de la pandémie du Covid-19 sur l’économie marocaine, les dépenses considérables de guerre au Sahara Occidental, la brouille avec Madrid et Berlin, et la non reconduction du contrat de livraison du gaz algérien, contribueront davantage à peser sur le quotidien marocain, augmentant les risques de l’explosion sociale dans un pays, ou le peuple privé des libertés individuelles et collectives n’a jamais digéré l’OPA des lobbys sionistes et leurs supplétifs du Makhzen, après la normalisation avec l’entité sioniste.