France: Moins de visas pour les maghrébins

France: Moins de visas pour les maghrébins

Le Porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal annonce ce mardi que son pays a décidé de durcir les conditions d’octroi des visas à l’égard des ressortissants des trois pays maghrébins à savoir le Maroc,l’Algérie et  la Tunisie .
Gabriel Attal justifiera cette décision par le refus de « ces pays de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France ».

Le Porte-parole du gouvernement français qui s’exprimait es ondes de la radio française Europe 1, souligne la baisse du nombre de visas délivrés aux Algériens, Marocains et Tunisiens en réponse aux obstructions des autorités de ces pays dans les procédures d’expulsions : “On met cette menace à exécution C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France”, a t-il martelé.

L’attitude de ces pays “freine l’efficacité des reconduites effectives” à la frontières une fois les obligations de quitter le territoire français délivrés, ” conclut Gabriel Attal

Une décision politique aux couleurs électorales

Il n’est un secret pour personne que le gouvernement français,dirigé par Jean Castex, joue la carte des expulsions et le durcissement des modalités d’octroi des visas pour les ressortissants des trois pays du Maghreb, pour attirer l’électorat de la droite et l’extrême droite, c’est à dire jouer sur le terrain préféré de Marine Le Pen et récemment le polémiste Eric Zemmour, en vue de “racoler” des voix en faveur du président français Emmanuel Macron de plus en plus décrié et en baisse de popularité dans les sondages, dans le sillage de la politique française en matière de gestion de la crise sanitaire, du pass vaccinal, des échecs au Sahel, et dernièrement la gifle du contrat du siècle de la vente des sous-marins à l’Australie. Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin s’était déjà rendu à Alger, il y a moins d’une année pour plaider la cause d’expulsion de ce qui est qualifié par Paris, de radicaux islamistes. Le projet de Darmanin était l’expulsion de 231 individus, dans le sillage de l’attentat terroriste de Nice. Des individus identifiés par l’Algérie comme ressortissants français.

Dans le même cadre, il faut noter que la radicalisation de la position française à l’égard d’Alger et Tunis, s’inscrit dans le contexte des pressions qu’elle exerce et qui peu de chances d’aboutir. Paris perd de plus en plus d’influence en Algérie, après les décisions d’Alger, de ne plus reconduire les contrats avec les entreprises de gestion d’eau et de métro et le démantèlement de ses réseaux de propagande liés à la campagne de dénigrement des institutions de la république algérienne, au nom de ce qui est appelé”liberté d’expression”. La reconnaissance du dossier des harkis et l’obstination à refuser la repentance, et la présentation des excuses sur son passé colonial barbare et indemnisation des victimes dont celles des essais nucléaires français, en ce qui concerne le contentieux de la mémoire, ne font qu’inciter l’Algérie à procéder à la réciprocité pour honorer le devoir de mémoire à l’égard de nos glorieux martyrs et valeureux moudjahidine, à quelques mois de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance. Pour ce qui est de la Tunisie, il est clair que Pris n’a pas encore digéré l’attitude du président Kaies Said, soucieux de sortir du joug des turcs et qataris via le parti islamiste d’Ennahda, et des français via le parti de Karoui, à savoir Coeur de Tunisie. Ainsi, la France et ses médias passent de l’appellation “coup de force” à “coup d’État” alors que l’action du locataire du Palais de Carthage de geler les activités du parlement tunisien, à l’origine de l’impasse politique, et de l’absence d’action en faveur de l’amélioration du quotidien des tunisiens, n’était qu’un sursaut démocratique salué par une grande partie des tunisiens.

 

 

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