L’Algérie plaide à l’ONU pour la préservation de l’unité africaine

L'Algérie plaide à l'ONU pour la préservation de l'unité africaine

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a plaidé lundi à New York pour  la préservation de l’unité africaine, soulignant que l’Algérie poursuivait  ses efforts pour mettre fin aux différends et promouvoir les partenariats stratégiques entre l’Union Africaine et le monde arabe.

« Dans la continuité de son œuvre de paix, l’Algérie poursuit ses efforts visant à mettre fin aux différends et promouvoir les partenariats stratégiques entre l’Union Africaine et le monde arabe, tout en préservant l’unité africaine et en écartant tout facteur susceptible de la perturber ou de l’affecter négativement », a déclaré M. Lamamra au cours de son discours devant  l’Assemblée générale de l’ONU.

« Cette unité des rangs demeure la condition essentielle à la réalisation  des objectifs stratégiques auxquels aspirent les pays et les peuples du continent à travers l’agenda 2063 », a-t-il poursuivi.

Partant de cette conviction, le ministre a précisé que « l’Algérie avait répondu favorablement à la demande des frères en Ethiopie, en Egypte et au Soudan en vue d’apporter une contribution visant à assurer un climat politique favorable qui permettra à ces pays de dépasser leurs divergences et faire valoir l’esprit de coopération et d’intérêt commun ».

Lamamra appelle à une représentation géographique équitable au Conseil de sécurité 

« Nous sommes appelés à œuvrer en vue de faire aboutir le processus de réforme globale de l’Organisation des Nations Unies (…), en mettant l’accent sur la revitalisation du rôle central de l’Assemblée Générale et la réforme du Conseil de sécurité de manière a garantir plus de transparence et une représentation géographique équitable mettant fin à  l’injustice historique que subit le Continent africain », a déclaré M. Lamamra devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Le chef de la diplomatie algérienne a évoqué dans son discours les conditions dans lesquelles se tient cette session de l’AG de l’ONU au moment où le monde fait face à de nombreux défis qui ont jeté leur ombre sur tous les aspects de la vie humaine.

« La pandémie de la Covid-19, en raison de sa propagation rapide et de sa fatalité, transcendant toutes les frontières géographiques sans distinction entre pays riches et pays pauvres, se trouve en tête de ces défis existentiels », a-t-il fait remarquer, relevant que cette pandémie offrait également « une opportunité historique de réparer les erreurs du passé et tirer les leçons pour avancer fermement dans la construction d’un avenir prospère pour toute l’Humanité ».

« Cette situation confirme plus que jamais la nécessité urgente de renforcer la coopération et la solidarité internationales, d’activer plus efficacement les mécanismes d’action multilatéraux pour faire face  conjointement à cette pandémie et mettre en place les bases d’un nouvel ordre mondial post-Covid-19, répondant aux normes d’équité et permettant d’assurer une participation égale de toutes les nations sans la moindre discrimination », a-t-il ajouté.

Selon le ministre, le thème de cette session « Miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de se relever du Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits de l’homme et revitaliser l’Organisation des Nations Unies », traduit les principaux éléments pour le renforcement des perspectives de l’action multilatérale qui demeure la seule voie pour surmonter cette phase décisive dans l’histoire de l’Humanité.

« Le contexte extraordinaire et dangereux que vit la communauté internationale aujourd’hui à l’aune de la pandémie de la Covid-19 ne doit pas nous faire oublier les crises politiques et sécuritaires, les foyers de tension ainsi que les défis de développement auxquels font face de nombreuses régions du monde, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique », a-t-il indiqué.

 

 

 

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