Les mesures du dernier Conseil des ministres permettront une augmentation des salaires

Les mesures du dernier Conseil des ministres permettront une augmentation des salaires

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a affirmé, lundi à Oran, que les mesures prises hier lors du Conseil des ministres, comme le relèvement du point indiciaire dans la fonction publique et la baisse de l’IRG permettront une augmentation des salaires et une amélioration du pouvoir d’achat des citoyens.

En marge de sa visite d’inspection de certaines infrastructures en cours de réalisation dans le cadre des préparatifs des Jeux Méditerranéens 2022, le Premier ministre, a indiqué à la presse que « le Conseil des ministres, réuni dimanche, a comporté un point focal concernant la loi de finances 2022 , qui intervient pour accompagner la mise en œuvre du programme du Président de la République, notamment en matière de relance économique. »

« Il est prévu une révision structurelle de l’IRG et une augmentation du point indiciaire ce qui permettra une augmentation très significative des salaires », a-t-il indiqué, soulignant que ces décisions s’inscrivent dans le cadre de l’accompagnement de l’État aux personnes à revenus moyens et faibles dans le but d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Par ailleurs, le Premier ministre a affirmé que la flambée des prix au niveau des marchés qui a affecté le simple citoyen, est le résultat de « pratiques criminelles ». Dans ce sens, il a souligné que les pouvoirs publics criminaliseront toutes les formes de monopoles et les atteintes au pouvoir d’achat des citoyens ».

Dans ce contexte, il a annoncé que l’acte de spéculation et de monopole sera criminalisé par une loi qui sera promulguée dans les deux prochaines semaines.

 » En vertu de cette loi, toute personne se livrant à de telles pratiques sera considérée comme un criminel », a-t-il indiqué.

M.Benabderrahmane a rappelé que plusieurs opérateurs qui ont stocké d’énormes quantités de pommes de terre et d’autres produits pour les destiner à la spéculation, ont été arrêtés dernièrement. Ces spéculateurs ont acquis à bas prix ces produits de large consommation auprès des agriculteurs pour les stocker avant de les mettre sur le marché à des prix exorbitants.

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Le colonialisme français qui a occupé notre pays durant 132 années avait pour bases économiques et philosophiques le capitalisme.
    Dès l’indépendance, notre pays devait adopter une démarche anti-capitaliste, contre ce capitalisme colonialiste, sans oublier que les textes fondamentaux du 1er Novembre 1954 appellent à la fondation d’une république sociale. A mon avis, ces textes fondamentaux n’expliquent pas la nature économique et philosophiques du colonialisme. Si je ne me trompe pas, ces textes ont été rédigés par la classe petite bourgeoise qui dominait les instances dirigeantes du FLN. Cette classe ne voulait pas diaboliser le système économique, le capitalisme, du colonialisme. À l’indépendance, cette petite bourgeoisie monopolise le pouvoir d’état. Elle nous emmène à rester accrochés à la philosophie capitaliste dans le futur système économique de l’Algérie. C’est à dire, l’Algérie demeure sous la coupe du système philosophiques colonialiste à travers les normes économiques du colonialisme. Cela veut dire, nous ne sommes pas sortis de la domination colonialiste. Aujourd’hui, et sans complexe, nos dirigeants croient fermement que les normes capitalistes ne sont pas d’origine colonialiste.
    En conséquence, l’état est dépouillé de ses finances par la classe capitaliste algérienne, une classe non productive.
    Nos gouvernants prennent leurs décisions sur la base de ce capitalisme d’origine colonialiste, cela veut dire, nos consciences sont dirigées et soumises au colonialisme économique.
    Le colonialisme est toujours là.
    Je veux dire : notre Algérie ne pourra prospérer sous la philosophie économique du colonialisme.
    Les dernières mesures et qu’évoque votre article ont été élaborées dans le cadre d’une économie incompatible avec notre volonté d’indépendance.
    Les normes capitalistes sous-développés pratiqués par l’état algérien ne sortiront pas notre pays de ses nombreux problèmes.