Lamamra qualifie les propos de Macron sur l’Algérie de “grave erreur”

Lamamra à Addis-Abeba pour la 39ème session ministérielle du Conseil exécutif de l'UA Ne plaisante pas qui veut sur le sujet qu'il veut, avec qui il veut dirait Desproges. J'avais évidemment, envoyé le même billet à Plantu via le service des lecteurs du quotidien Le Monde. S'en est suivi un échange que je vous joins en ce pli. Le retour à cet échange n'est pas fortuit. Le contexte non seulement ne s'est apaisé, mais il s'est singulièrement aggravé. Comme d'habitude, je vous laisse juge de l'état d'un pays qui file à tombeau ouvert vers une destination inconnue qui laisse augurer, si l'on s'en tient à son histoire, des épisodes à venir troublants. Pour le moins. Djeha, mardi 05 octobre 2021 PS: j'en profite pour envoyer une copie de ces échanges à Dilem, lui que j'oublie délibérément -avec d'autres- de gratifier de mes billets, pour les raisons qu'ils devinent facilement...

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a qualifié jeudi les propos du président français Emmanuel Macron sur l’Algérie de “grave erreur”, affirmant que l’Algérie rejette toute ingérence dans ses affaires internes.

“Nous avons répondu (aux propos de Macron NDLR ) comme nous devrions répondre très fortement et très fermement”, a déclaré le chef de la diplomatie algérienne à l’agence de presse turque “Anadolu” en marge de la troisième réunion Afrique-Italie.

Il s’agit, d’une question qui concerne le peuple algérien, seul qualifié à s’élever contre ces propos hostiles et “défendre collectivement notre indépendance et notre souveraineté face à ce que nous considérons comme une grave erreur de la part des autorités française”, précise le ministre.” Nous faisons comprendre à tous les partenaires et en particulier la France que l’Algérie ne peut pas compromettre sa dignité pour la coopération et l’Algérie ne peut accepter aucune interférence dans ses affaires internes”, souligne M. Lamamra, reconnaissant que l’Histoire de l’Algérie avec la France est ” complexe et difficile”.

Le ministre estime , par ailleurs, que “quelle que soit la crise que traverse les relations algéro-françaises, elle n’aura  pas d’impact sur les relations de l’Algérie avec des pays frères comme la Turquie”.