Hausse du prix du gaz: les pertes colossales de la Sonatrach, faute de stratégie appropriée

Hausse du prix du gaz: les pertes colossales de la Sonatrach, faute de stratégie appropriée

Le Président Directeur Général PDG du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar, a affirmé ce lundi 11 octobre 2021, que la hausse des prix du pétrole que connaît le marché gazier international, n’aura aucune incidence positive sur les revenus du pays.

Un aveu d’incompétence des responsables du secteur, illustrant bien les mauvais casting et les choix des hommes, censés mettre en œuvre une stratégie efficiente en matière de marketing, une visibilité et une vision lointaine axée sur une expertise, et des études du marché bien élaborées par des experts maitrisant les fluctuations du marché énergétique.
Aujourd’hui, il est évident qu’il s’agit bien de la défaillance de la stratégie de vente, mise en place par les responsables de la Sonatrach. Une défaillance qui coûte aujourd’hui, selon un simple calcul arithmétique, au moins 10 milliards de dollars.

Pour en résumer l’échec de ces responsables, on se confiera à cette règle de base connue sur le terrain boursier, à savoir » il ne faut pas négocier ou signer de contrat quand le prix de la matière première est en creux jhistorique » c’est l’avis de l’expert algérien en énergie et bourse ;établi en Suède, Nouredine Leghliel, qui nous révélera qu’il avait alerté les responsables du Ministère de l’Énergie,, la fin du mois de juin 2020,, sur les desseins inavoués des espagnols qui soutenus par des journalistes algériens fantoches, diffusèrent des fausses informations concernant leurs intentions d’opter pour le gaz américain pour un prix qui ne dépasse pas les 5 dollars.  A cette période-là, le prix du gaz était de 1.55 le BTU

C’est la stratégie de prêcher le faux pour obtenir le vrai, et les responsables de la Sonatrach avalèrent la pilule et signe un contrat à long terme pour un prix de 4 dollars le MBTU. Sur ce volet, notre invité Nouredine Leghliel déplora l’absence de stratégie fiable en matière de commercialisation. » Il est nécessaire aujourd’hui, d’opter pour la vente en spot, au lieu de ces contrats à long terme » dira l’expert algérien établi en Suède.
dans le même contexte, il faut noter, que la Russie a vu ses revenus grimper en 2021 par rapport à l’année écoulée de 70%, soit 50 milliards de dollars selon l’agence américaine Fitch. Des chiffres qui devront nous faire mordre les doigts devant ce gâchis, et ce bradage des richesses du pays, lié en premier lieu à l’incompétence et l’absence de projections. Comment peut-on expliquer, aujourd’hui à l’heure des profondes mutations que connaît le monde en géopolitique, en finance internationale et en technologie nouvelle de communication, le fleuron et la fierté de l’économie nationale et source principale de revenus du pays, ne dispose même pas d’un bureau de trading.

Pour rappel, Toufik Hakkar avait reconnu que l’Algérie pourrait tirer profit de la flambée des prix du gaz, via une quantité de gaz (GNL) écoulée sur le marché spot, ce qui dénote la justesse des prévisions et analyses de l’expert algérien Nouredine Leghliel.

En conclusion, il est aberrant d’entendre le PDG de la Sonatrach révéler que le prix du gaz pourrait dépasser les 30 dollars le BTU, sans pour autant en bénéficier pour consolider nos réserves de change, synonyme de consolidation de notre souveraineté et pouvoir décisionnel concernant les dossiers internationaux. Cela intervient dans le sillage des pertes financières que connaît le pays via la dépréciation du dollar vis-à-vis de l’Euro, et via l’entêtement de certains responsables à demeurer otage de l’accord d’association avec l’Union Européenne.