De nouveaux éléments sur l’implantation du Mossad en Afrique

De nouveaux éléments sur l'implantation du Mossad en Afrique

De nouveaux éléments sur l’attribution du statut d’observateur à l’entité sioniste au sein de l’Union Africaine, viennent d’être dévoilés par le site d’information Intelligence Online. Selon ce dernier le Mossad dirigé depuis le premier juin dernier par David Barnea, a fait de l’infiltration de l’entité sioniste dans le continent africain son cheval de bataille. D-ailleurs, ce n’est pas fortuit, s’il fera de N’Djamena sa première visite à l’étranger,  deux mois après l’assassinat du président tchadien Idriss Deby, et son remplacement par son fils général de 35 ans, en violation de la constitution tchadienne .

Une succession que  la France et Macron avaient soutenue au nom de la démocratie version Françafrique, et a condamné un scénario identique au Mali. Lors de sa visite au Tchad, le patron du Mossad David Barnea aurait rencontré le tchadien Moussa Faki, président de la commission de l’Union Africaine UA,à l’origine en compagnie du régime du Makhzen , et de la République Démocratique du Congo RDC qui assure la présidence de l’UA, de l’attribution du statut d’observateur à l’entité sioniste au sein de l’institution continentale, en violation de la charte de l’UA.

Cette décision prise par une minorité acquise au diktat sioniste, fera réagir les grosses cylindrées du continent comme l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, opposés à l’adhésion en tant qu’observateur du régime d’Apartheid de l’entité sioniste, et favorable à l’édification d’un État Palestinien, qui de surcroit est membre observateur au sein de l’Union Africaine. La dernière réunion houleuse tenue à Addis Abeba, destinée à chasser l’entité sioniste des instances africaines n’a pas abouti à cause du rôle scandaleux du chef de la diplomatie de la RDC, de Moussa Faki et bien entendu du Maroc et tout a été reporté au prochain Sommet de l’UA prévu le mois de février prochain.

Pour anticiper toute action de chasser son entité de l’instance continentale, le patron du Mossad David Barnea a invité sur le sol de la Palestine Occupée, selon Intelligence Online,  les patrons des renseignements égyptien Abbas Kamel, soudanais Jamal Abdel-Majeed, et tchadien Ahmed Kogri, en vue de coordonner leurs efforts dans la région du Sahel et en Libye, une rencontre prévue au mois de novembre prochain appelée « réunion de maîtres-espions africains ».

D’ailleurs, la visite du patron du Mossad à N’Djamena, nourrissait des espoirs pour l’entité sioniste de faire de ce pays sahélien sa plaque tournante de déstabilisation de toute la région au profit de ses intérêts et intérêts de ses alliés. Profitant d’un pouvoir vulnérable à N’Djamena et otage d’instabilité politique et d’une période de transition. Le Mossad aurait obtenu le quitus pour installer une base avancée de plus grande envergure, dans le nord du pays, afin notamment d’y opérer des drones de surveillance. D’ailleurs, ce n’est pas une surprise de voir NSO l’entreprise du logiciel espion Pegasus, proposer ses services aux nouveaux dirigeants à N’Djamena, qui jugent l’acquisition de tels outils hors de leur portée, selon Intelligence Online.

Sur l’importance du Tchad, les sionistes sont conscients dans la mesure où ce pays est à la confluence des deux dossiers prioritaires du Mossad, à savoir la stabilisation et le réalignement d’un Soudan en transition débarrassé de l’influence iranienne, et la Libye, où le gouvernement de transition doit organiser des élections à la fin de l’année. Dans le même sillage, l’entité sioniste dispose d’un partenaire vulnérable en contact avec les dossiers libyens, soudanais et sahélien, et aura tous les renseignements qu’il faut au sujet des actions des principaux acteurs dans ces dossiers.

A titre d’exemple, les agents des services tchadiens ANS avaient rencontré leurs homologues du chef du gouvernement de transition Abdelhamid Dabaiba, en compagnie d’émissaires du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien et du GIS soudanais. Le Mossad compte beaucoup sur l’ANS, qui en plus de ses liens avec le GIP saoudien et GIS soudanais, entretient des relations avec les services turcs MIT , les services   la Sûreté de l’Etat du Qatar et les services français la DGSE, qui aurait lâcher le Maréchal Haftar, en proie à des contentieux avec la justice américaine.

Source: https://www.intelligenceonline.fr/renseignement-d-etat/2021/10/25/le-nouveau-patron-du-mossad-deploie-sa-strategie-africaine,109700392-eve