Mali: des milliers de maliens dans la rue pour clamer le départ des français

Mali: des milliers de maliens à la rue pour clamer le départ des français

Des milliers de maliens sont sortis ce vendredi à Bamako, pour dénoncer l’ingérence étrangère dans les affaires maliennes, en particulier l’ingérence française, rapportent plusieurs médias locaux et étrangers.

« Cette sortie historique constitue une étape essentielle pour le rétablissement et l’affirmation de la souveraineté nationale de notre le pays, le Mali. Aujourd’hui nous suivons avec beaucoup d’attention et d’intérêt les actions nobles du Mouvement Yéréwolo et ses actions tangibles en faveur de l’unité nationale », a déclaré Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun vice-président du Collectif pour la Refondation du Mali et membre du Conseil National de Transition (CNT),dans son allocution prononcée devant les manifestants.

« Nous disons non aux ingérences de la communauté internationale en particulier les ingérences de la France à travers sa politique de dépendance, sa politique de colonisation et de mépris. C’est aussi le lieu de rappeler à la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ) que le Mali, certes, est un membre, mais avant tout le Mali est un pays souverain. Donc la CEDEAO doit respecter la souveraineté du peuple malien sinon elle va aller avec le vent des peuples », a souligné la même source.

Il convient de souligner que les manifestants scandaient des slogans hostiles à la France comme « Colonel Assimi Goïta, Choguel Kokalla, Colonel Modibo Koné sont une chance pour le Mali », « la France dégage », « l’armée française dégage », « A bas la France », « A bas RFI », « A bas les média français », « Vive la Russie ».

 

Les médias français focalisent sur le Soudan et oublient le Mali

Excellant à merveille le mensonge par omission, les médias français focalisaient sur les manifestants du Soudan, en particulier la manifestation de Khartoum du 30 octobre 2021, sans accorder de l’importance aux cris des manifestants de Bamako qui exigent le départ des militaires français du sol malien et la fin de ce « protectorat néocolonial » sur un pays « souverain » depuis plus de 60 ans