Emploi : le visage raciste de l’État français

Emploi : le visage raciste de l’État français

Après la loi sur le séparatisme, c’est autour de la politique d’emploi, de révéler le vrai visage de la France qui matérialise la discrimination entre ses ressortissants en dépit du discours démagogique de l’intégration et de la laïcité

Selon une vaste étude menée sous l’égide de l’institut d’étude du ministère français  du travail, un candidat au nom à consonance maghrébine « doit envoyer 1,5 fois plus de CV » pour obtenir le même nombre de rappels de la part des recruteurs qu’un candidat considéré comme d’origine non étrangère.

La discrimination envers des candidats à un poste de travail qui sont perçus comme étant d’origine maghrébine est à la fois « généralisée et persistante ».

« En moyenne, à qualité comparable, les candidatures dont l’identité suggère une origine maghrébine ont 31,5 % de chance de moins d’être contactées par les recruteurs que celles portant un prénom et nom d’origine française », indiquent les chercheurs de la Dares, de l’Institut des politiques publiques (IPP), et de l’association de lutte contre les discriminations ISM Corum, qui ont travaillé conjointement. L’étude a été révélée ce mercredi 24 novembre, dans le sillage d’un premier travail consacré aux inégalités entre femmes et hommes dans l’accès à l’emploi, paru en mai dernier.

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