Les barbouzes du Makhzen et le rapport de la Banque Mondiale

Les barbouzes du Makhzen et le rapport de la Banque Mondiale

La propagande du Makhzen menée par ses médias et ceux inféodés à sa cause, établis à l’étranger ou à l’intérieur de l’Algérie, a montré ses limites en matière de maîtrise des dossiers économiques et financiers, nous a dévoilé des fantoches qui ne reculent devant rien pour satisfaire leurs employeurs du Palais du Commandeur des croyants ou leurs maîtres du néocolonialisme.
Le dernier rapport de la Banque Mondiale sur la situation économique du pays, confirme cette approche. Même si le rapport est qualifié de tendancieux par Alger, il faut souligner que ce rapport avait noté que l’économie algérienne avait enregistré un léger excédent en matière de balance des paiements mettant fin à un déficit budgétaire enregistré les deux dernières années pour plusieurs raisons. La relative hausse des prix des hydrocarbures, principale source de revenu du pays, ont permis de maintenir les réserves de change du pays à un niveau appréciable, mettant fin aux illusions de ceux qui plaidaient la cause de l’endettement extérieur ou le recours au financement conventionnel de la planche à billets.

Comme nous l’avons souligné dans une précédente édition, suite aux éclairage de l’expert international en bourse et énergie, l’algérien Nouredine Leghliel,l’état de l’économie algérienne doit être traité et examiné sur des axes bien définis, et dans son contexte global ; lié aux développements et mutations de l’économie mondiale. Ainsi, sur le plan macroéconomique, les indices sont favorables avec un léger excédent budgétaire, une positive balance commerciale, une stabilité des réserves de change, diminution des importations, légère hausse des exportations hors-hydrocarbures, absence d’endettement étranger, en plus d’une croissance de 6% par rapport au PIB Algérien.
Tous ces indices sont positifs pour une reprise de la croissance économique en Algérie, bien que l’économie mondiale demeure très affectée par la crise sanitaire qui frappe la planète depuis deux années.

L’inflation, un phénomène mondial

Si les autorités algériennes jugent satisfaisant la hausse des prix des hydrocarbures, pour mieux juguler la difficile crise économique internationale, liée aux effets néfastes de la pandémie du Covid-19, les deux dernières années, il en demeure que leur marge de manœuvre pour faire face à l’inflation, est insignifiante dans la mesure où elle est le fruit de la hausse vertigineuse des prix des matières premières dont les produits énergétiques. Pour ce qui est d’une relative hausse du taux de chômage, atteignant selon certaines sources 12,8%, il faut préciser que cette situation est à mettre aux conséquences du Covid-19, et qui n’est nullement spécifique à l’Algérie, mais d’autres pays, affectés plus que notre pays, comme le Maroc, pris en exemple par certaines voix et plumes prêtées, dont la paupérisation et la vulnérabilité de la population est de plus en plus évidente. Sur ce plan, il faut noter que l’économie du Maroc dépend énormément du tourisme, un secteur largement affecté par la pandémie du Covid -19 et qui s’ajoutent aux dépenses de guerre que mène le Makhzen au Sahara Occidental occupé.

Focus sur l’économie marocaine

Les voix de la propagande hostile à l’Algérie, ont fait l’impasse sur l’état actuel de l’économie marocaine, et se sont focalisés sur le volet de la pauvreté, un phénomène, nullement spécifique à l’Algérie, comme le prétendent les smicards du Makhzen. La pauvreté touche la totalité des populations du monde à cause des effets néfastes du Covid-19, sur l’économie mondiale, menacée par la récession. Si on réfère aux rapports des institutions de Breton Woods, la croissance du PIB Algérien est de 6,2% alors que celle du PIB Marocain est de 5,3%.

Les banques marocaines menacées de banqueroute

Le rapport de la Banque Mondiale sur le Maroc (version anglaise) prédit la faillite de plusieurs banques marocaines, pour défaut de paiement, et de pénurie de liquidités monétaires. Selon, l’expert international Nouredine Leghliel, l’éventuelle cascade des faillites des banques marocaines, signifie tout simplement la fuite des investisseurs étrangers, et l’effondrement du système monétaire de la monarchie.
La banqueroute de certains établissements bancaires et financiers ne sera pas le seul souci du Makkzen, puisque le poids de la dette extérieure du royaume impactera sur la totalité de l’économie marocaine. Sur ce plan, il faut préciser que la dette extérieure du Maroc a atteint selon le rapport de la Banque Mondiale, 79% du PNB marocain, soit 90 milliards de dollars.

Ce même rapport, se référant à la base des données des performances, prédit une grave crise financière au Maroc, et qui s’ajoutera à la hausse du mécontentement populaire qui a atteint son paroxysme, dans le sillage du passeport vaccinal, imposé, rejeté par voie de conséquence par la population, la normalisation avec l’entité sioniste qualifiée par une grande majorité des marocains, de trahison de la cause palestinienne, la violation du cessez-le feu au Sahara Occidental , synonyme de dépenses militaires, et le climat de tensions avec ses voisins algérien et espagnol,pour exporter les problèmes socioéconomiques du Makhzen, engendrant la suspension de l’approvisionnement du Maroc, en gaz algérien, dont les effets sur l’économie marocaine commencent à se faire sentir.

 

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