Sahara occidental: l’ONU, partie au conflit aux côtés du Maroc

Sahara occidental: l'ONU, partie au conflit aux côtés du Maroc

Les représentants de la jeunesse et des femmes sahraouies ont affirmé dimanche lors d’une rencontre avec le représentant personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, Staffan de Mistura que l’ONU était devenue une partie au conflit aux côtés du Maroc au regard de son implication dans la prolongation du conflit au Sahara occidental.

Dans une déclaration à l’APS, un représentant de la jeunesse sahraouie, Khelihelna Mohamed Telmidi a indiqué en marge de la visite de de Mistura dans la région, que les choses étaient claires pour la jeunesse sahraouie, convaincue désormais de l’implication de l’ONU avec l’occupation marocaine.

M. Khelihelna a affirmé à l’envoyé onusien que la MINURSO avait échoué à accomplir son principal mandat et restait la seule mission onusienne dépourvue de la mission de contrôle de la situation des droits de l’Homme.

Les pratiques du Makhzen marocain qui encourage l’ouverture illicite de consulats dans la partie occupée, les investissements de compagnies étrangères, le pillage des ressources sahraouies au vu et au su de l’ONU, sont autant de preuves pour la jeunesse sahraouie de l’implication de l’ONU dans le conflit, a-t-il souligné.

« Nous n’attendons pas beaucoup de choses de la visite de l’envoyé onusien tant que l’ONU ne s’en tient pas à l’impartialité requise dans pareilles médiations. Nous avons appelé de Mistura de présenter un rapport sur la situation des détenus civils sahraouis qui croupissent dans les prisons marocaines, une chose que les anciens envoyés spéciaux n’ont pas pu faire », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Nana El Rachid, représentante des femmes ayant rencontre Staffan de Mistura, a indiqué que les femmes sahraouies n’attendaient pas, elles aussi, une véritable avancée concernant cette visite, soulignant que l’ONU avait échoué à gérer le conflit dans le Sahara occidental.

La nouveauté pour les Sahraouis est la reprise de la lutte armée pour arracher leur droit légitime à la liberté et l’indépendance, a-t-elle dit, faisant état d’une unanimité chez les femmes ayant rencontré de Mistura autour de la revendication d’indépendance et l’attachement à poursuivre la lutte armée.