Économie marocaine: les clignotants au rouge

Économie marocaine: les clignotants au rouge
Selon l’expert international  des questions  énergétique et de la finance internationale,  l’Algérien Nouredine Leghliel,l’économie marocaine est dans une situation compliquée, compte tenu du poids des hausses des prix énergétiques dont la facture a doublé atteignant les 18 milliards de dollars au même titre que la facture des produits céréaliers qui a augmenté, en raison de la crise ukrainienne qui a affecté durement les exportations céréalière de cette région et à la sécheresse qui a aussi pesé dans la balance en matière de rentabilité agricole.  Baisse des subventions et risque d’explosion sociale.
La hausse des prix des produits énergétiques a eu comme effet immédiat une réduction substantielle des subventions à l’énergie, occasionnant une  colère des transporteurs. Le gouvernement libéral d’Aziz Akhannouch, s’est réuni le 14 mars à Rabat pour discuter des solutions susceptibles d’aider les professionnels du transport à surmonter une conjoncture marquée par la fluctuation des prix des carburants.
Les décisions préconisées sont loin de satisfaire les professionnels, augurant une proche escalade de la part des professionnels du secteur.
Le Poids de la dette extérieure
Selon des chiffres officiels communiqués par les autorités marocaines, le taux d’endettement public global au Maroc,est passé de 80,4% du PIB en 2019 à 94% du PIB en 2020 alors qu’il ne doit pas dépasser la barre des 60%.
La dette extérieure connaîtra durant l’exercice en cours, des proportions très inquiétantes à la limite de l’effondrement.
Il convient de souligner, que la hausse du taux de l’endettement public du Maroc inquiète les agences de notation internationales, notamment les trois principales agences américaines : Standard&Poors, Fitch et Moody’s. Et les derniers développements affectant sérieusement l’économie marocaine, pèsent certainement dans la notation de ces agences, qui vont certainement tenir compte de ces indices; Le Maroc risque de voir un taux d’intérêt frôlant les 15% en ce qui concerne toute opération d’attribution de prêt ou crédit.
Les prétendus experts, hors champ
A l’opposé des médias et experts inféodés au Makhzen, qui ne ratent aucune aubaine pour présenter une image sombre sur l’économie Algérienne, nos experts qui défilent sur les plateaux des différentes chaînes de télévision restent muets lorsqu’il s’agit d’évoquer l’économie du voisin de l’Ouest, suscitant des questions sans réponses