Moscou qualifie sa suspension du Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’illégal

Moscou qualifie sa suspension du Conseil des droits de l'homme de l'ONU d'illégal

Réagissant à sa suspension du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Kremlin regrette cette résolution , avertissant que Moscou comptait «continuer à défendre ses intérêts par tous les moyens légaux».

«Nous en sommes désolés et nous continuerons à défendre nos intérêts par tous les moyens légaux et à nous expliquer», a en effet déclaré le porte-parole de Kremlin, Dmitri Peskov, sur la chaîne britannique Sky News.

Pour sa part, le ministère russe des Affaires étrangères qualifie cette suspension d’«illégale et politiquement motivée, visant à punir de manière ostentatoire un Etat membre souverain de l’ONU qui mène une politique intérieure et étrangère indépendante», et a décidé d’une «résiliation anticipée» de ce Conseil.

«Les représentants de la Russie avaient en amont expliqué qu’ils considéraient l’initiative comme politiquement motivée [et] lourde de conséquences dévastatrices pour le système des Nations Unies», a de son côté rapporté l’agence TASS qui précise que la décision de suspendre l’adhésion de la Russie au CDH ne s’appliquerait qu’à la rotation actuelle, c’est-à-dire jusqu’à l’expiration du mandat russe actuel au conseil en 2023.