Benjamin Stora reconnaît que son rapport ne convainc pas les Algériens.

Benjamin Stora reconnaît que son rapport ne convainc pas les Algériens.

L’historien Benjamin Stora a reconnu implicitement à l’occasion d’une interview accordée au média Jeune Afrique, que son rapport sur la mémoire coloniale, n’a convainc personne en Algérie.

Les failles selon Benjamin Stora, l’oubli ou l’impasse sur des périodes « occultées » par son rapport et relevé par le président Tebboune qu’il qualifie de fin connaisseur de l’histoire d’Algérie. « Les gens ne connaissent pas les histoires de dépossession des terres, de massacres pendant la conquête. J’ai pu constater à cet égard à quel point le président est un bon connaisseur de l’histoire. Il m’a étonné : il peut citer beaucoup de noms de tribus dépossédées de leurs terres au XIXe siècle, des lieux, des dates, des personnages – notamment des chefs militaires français du temps de la conquête ».

Le président indique à son hôte à l’occasion de l’audience quilui avait accordée àl’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance, que de grands chantiers attendent les experts et responsables des deux peuples; indique Benjamin Stora, « Il ne cache pas qu’il est préoccupé par la montée de l’extrême droite. D’autant qu’il y a une diaspora algérienne importante en France. Il reste attentif à ce que disent ceux qui refusent encore la décolonisation. Il remarque à quel point il y a un lobby Algérie française toujours actif et entreprenant sur le sol français ». Il convient de rappeler, que l’historien français n’avait évoqué dans son rapport sur la colonisation française en Algérie que la période 1954-1962, occultant la période 1830-1954, une période marquée par des massacres des populations et une résistance farouche à la colonisation et cela s’ajoute à ce chiffre de victimes avancé par Benjamin Stora à savoir 400000 au lieu d’un million et demi de martyrs. Une erreur et aussi une atteinte aux sacrifices des Algériens victimes et non bourreaux, comme tend à nous faire avaler implicitement l’historien français, dont le rapport est qualifié par une grande partie des Algériens de partiel et non objectif. En conclusion, il faut bien souligner, que seuls les Algériens Grands Vainqueurs de cette guerre de libération après 132 ans de colonisation atroce et barbare, sont en mesure d’écrire leur histoire,  sans l’aval des vaincus qui devront en premier lieu rapatrier les archives, les crânes, décontaminer les sites des essais nucléaires et indemniser les Algériens, comme gage de bonne foi, pour une coopération plus approfondie sur le contentieux mémoriel, en vue de bâtir une relation apaisée et bénéfique aux deux peuples.