La guerre en Ukraine  : Raisons, Forme de guerre , Théorie des jeux et enseignements.

Crise ukrainienne et dilemme algérien

Dr. Saci

Avant de commencer, je voulais ajouter une idée qui m’est venue en tête juste après la visite du président E. Macron en Algérie, à inclure entre les deux paragraphes, ci-dessous en gras, de l’Introduction du sujet, dont ci-après le lien : https://algerie54.dz/2022/08/22/crise-ukrainienne-129/

Avant cela et c’est un 30 septembre 2021; Macron a exploité une occasion pour avancer que « L’Algérie n’existait pas avant la colonisation française ». Il doit certainement piquer cette blague d’un document élaboré par ceux qui espionnaient son téléphone avec le logiciel Pegasus. On peut trouver ce mensonge dans un document élaboré par une équipe des forces armées marocaines, datant des 2011-2012, intitulé « Pour une nouvelle stratégie de défense intégrée du Maroc ». Dans son 2ème paragraphe de la page 6 et en faisant allusion à l’Algérie, il est écrit : « la naissance d’un nouveau voisin à l’Est, qui n’existait pas historiquement ».[1]

Après avoir qualifié les africains par des significations diplomatiquement incorrectes, Emmanuel Macron a entamé une visite en Algérie de nos ancêtres, du 21 au 23 août 2022, pour discuter de nouveau de la question mémorielle. Cette question n’est pas seulement algérienne, elle est africaine car la France et d’autres pays européens ont colonisé l’Afrique. Pour mettre fin à l’instrumentalisation de la mémoire africaine par les occidentaux et au traitement de cette question via la politique queue-de-cheval ou à la tête au choix, il serait intelligent et très efficace que les dirigeants africains missionnent une commission de l’Unité africaine pour régler ce problème, dans un cadre global, avec les anciennes puissances coloniales et rendre à César ce qui appartient à César.

Comme toujours je saute du coq à l’âne pour parler du glissement sémantique et citer une nouveauté de la morale des suprématistes : En ces temps les colonisateurs, néocolonialistes, impérialistes et prédateurs s’octroient les qualifications de libérateurs, humanistes et ceux qui veulent du bien aux pays du Sud, alors que la Russie et la Chine qui ont aidé beaucoup de pays africains à se libérer du colonialisme sont des impérialistes et néocolonialistes. C’est en quelque sorte qualifier un assassin de secouriste ou de bienfaiteur et inversement. C’est la morale que le dirigeant russe entend éradiquer du lexique des suprématistes.

C’est en voulant donner des leçons que les néocolonialistes s’égarent. En encensant lourdement un va-t-en-guerre pour l’embrasement de l’Europe, les médias occidentaux et notamment français ont enterré à jamais l’idée d’« une Europe de l’Atlantique à l’Oural », un projet cher à De Gaulle qui croyait en une relation singulière de la France et de la « Russie éternelle »[2]

1ère Partie : Raisons du Conflit et Enjeux :

Avant d’étamer cette partie, il est utile de présenter l’Ukraine, ce pays qui a fait couler tant d’encre et de sang. L’Ukraine, qui signifie en langue slave « confins », est un Etat dont les frontières ont été fixées au cours du 20ème siècle.[3] Il a été constitué de territoires historiquement russes, polono-lituaniens, austro-hongrois, othomans puis à la fin par le transfert de la Crimée (russophone à 95 %) à l’Ukraine en 1955 par le président russe Nikita Khrouchtchev.[4]

Le processus de la formation territoriale de l’Ukraine s’est terminé avec l’accord russo-ukrainien de 1994 sans la zone Sébastopol de la Crimée, louée à l’Ukraine et qui devrait revenir à la Russie en 2017.[5]

Mais ce parachèvement n’impliquait nullement la fin des problèmes. Avec la révolution Orange de 2004, la contestation populaire Euromaïdan de février 2014, puis la constitutionnalisation de l’entrée de l’Ukraine à l’Union européenne et l’Otan et à la fin, le refus de Zelensky de mettre en œuvre l’accord de Minsk II, l’Ukraine est devenue un facteur déstabilisant des relations américano-russes particulièrement.

L’Ukraine, ce pays qu’une communauté plutôt économique comme l’UE s’empresse de l’intégrer contrairement à d’autres, est connue pour être un des pays les plus corrompus du monde, une plaque tournante du trafic d’armes qui inquiète Bruxelles, Interpol et Washington avant et après février 2022[6] et qui traine derrière lui un fardeau de dette d’environ 130 milliards de dollars.[7]

En général, l’Ukraine est confrontée à deux conflits majeurs : celui du Donbass et celui contre la corruption qui la détruisent[8], qui ont retardé son intégration à l’Union européenne et qui retardera celle au sein de l’Otan.

Malgré les avertissements et les appels des personnalités occidentales, citées en introduction,[9] pour éviter l’intégration de l’Ukraine au sein de l’Otan au risque de provoquer une action militaire russe contre Kiev, on enregistre de l’autre côté une escalade de la part de l’Ukraine, des Etats-Unis et plus tard de l’Angleterre pour provoquer un conflit armé.

A tort ou à raison, le déclenchement de l’opération spéciale Z contre l’Ukraine est différemment et contradictoirement justifié et interprété par les protagonistes.

Oui, c’est la Russie qui est l’agresseur et l’Ukraine est l’agressée, mais ce confit n’est que le fruit d’un jeu et de velléités : Il a été provoqué par des comportements des uns et des autres.

Ceci dit que toutes les parties sont responsables dans ce qui se passe en Ukraine, à travers les actions qu’elles ont entreprises et engagent encore, mais chacun a ses raisons et ses versions.

D’une part, la Russie justifie son opération spéciale par le non-respect des garanties informelles des États-Unis contenus dans les mémorandums des rencontres entre les présidents russes Gorbatchev[10] et Eltsine[11] et leurs homologues américains respectifs Bush et Clinton et responsables étasuniens en ce qui concerne l’élargissement de l’Otan en direction des pays de l’ex- Urss et précisément vers la Géorgie et l’Ukraine, ainsi que le non-respect de l’accord de Minsk II de 1975 par l’Ukraine.

D’autre part, par des comportements et des provocations de l’Ukraine, des politiques de containment des pays Occidentaux et l’insouciance de la France et de l’Allemagne, garants de l’accord de Minsk II de 1975.

Concernant ces raisons, je vais me limiter aux plus importantes et laisser aux lecteurs de se donner une image de ce qui se passe en Ukraine.

Pour cette fois, je me limiterai aux actions américaines. Quant aux actions ukrainiennes, européennes et russes, elles seront traitées dans la prochaine publication.

  • Les actions Étasuniennes:

Pour donner une idée générale de ce qui se passe actuellement, je vais commencer par une déclaration du président américain, Joe Biden, qui avait déclaré en 1997, alors sénateur ; que : « La seule chose qui peut provoquer une réponse hostile et énergique de la Russie est l’expansion de l’OTAN aux États baltes.»[12]

Avec l’opposition continue et parfois menaçante de la part de Moscou en ce qui concerne l’élargissement de l’Otan à la Géorgie et l’Ukraine, la stratégie américaine a changé dans le sens d’affaiblir la Russie pour plus tard intégrer qui on veut à l’organisation transatlantique.

Cela a été suivi plus tard par l’élaboration de projets qui visent l’affaiblissement militairement et économiquement de la Russie ou tout simplement son démantèlement. A titre d’exemple, je vais citer quelques études plus explicites :

– La première, publiée en 2019, sous le titre « Managing Russia’s dissolution » dans laquelle l’auteur Jamus Bugajski, consultant et chercheur, soutient que « Pour freiner le néo-impérialisme de Moscou, une nouvelle stratégie est nécessaire pour accélérer le déclin de la Russie et gérer les conséquences internationales de sa dissolution » ( To curtail Moscow’s neo-imperialism a new strategy is needed, one that nourishes Russia’s decline and manages the international consequences of its dissolution ).[13]  Le chercheur Jamus Bugajski est chargé de recherche à la Jamestown Foundation à Washington D.C. Comme il a été chercheur principal au Center for European Policy Analysis (CEPA) de Washington D.C, directeur du New European Democracy Program au Center for Strategic and International Studies (CSIS), consultant sur les affaires est-européennes pour diverses organisations et agences gouvernementales américaines, auprès de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), du ministère américain de la Défense, de l’Institut républicain international (IRI), de l’Institut des syndicats libres (AFL-CIO) et du Conseil international de la recherche et des échanges (IREX)…[14]

– Le seconde de 354 pages, publiée en 2019 par une équipe du think Tank américain, la Rand Corporation,[15] intitulée « Extending Russia, Competing From Advantageous Grounds »[16] annonce un projet visant la déstabilisation de la Russie à travers un éventail d’actions politiques, militaires et économiques. A titre d’exemple, l’étude de la Rand Corporation précise dans sa page XII que des sanctions sévères seront prises contre la Russie pour affaiblir son économie et maintenir le prix du pétrole à son plus bas niveau (Imposing tougher sanctions is also likely to degrade the Russian economy, and could do so to a greater extent and more quickly than maintaining low oil prices, provided the sanctions are comprehensive and multilateral). Dans la page XV, l’étude souligne que la fourniture davantage d’équipements et de conseils militaires américains [à l’Ukraine] pourrait conduire la Russie à accroître son implication directe dans le conflit et le prix qu’elle en paie. La Russie pourrait répondre en organisant une nouvelle offensive et en s’emparant de davantage de territoires ukrainiens ( Providing more U.S. military equipment and advice could lead Russia to increase its direct involvement in the conflict and the price it pays for it. Russia might respond by mounting a new offensive and seizing more Ukrainian territory).

Pour rappel, la Rand corporation avait chargé, en 1995, l’ancien officier des opérations de la CIA, Graham E. Fuller, de lui préparer une étude prospective sur l’Algérie au profit des forces armées américaines.

Dans son livre, qui l’a titré « Algeria: The Next Fundamentalist State? » (Algérie : Le prochain Etat fondamentaliste ?),[17]  l’auteur traite de la perspective d’une victoire de l’ex-Fis en Algérie. Selon lui, une prise du pouvoir par les fondamentalistes en Algérie aura des répercussions majeures dans la région.

Comme il suppose dans son écrit que la décision de l’ancien président Zeroual d’exclure l’ex-fis du processus politique provoquerait l’effondrement de l’Etat algérien

Concernant la Russie, c’est dans ce cadre qu’une campagne a été menée par des milieux américains contre le Nord Stream 2. A titre d’exemple, en 2020, l’Atlantic Council,[18] un think tank américain dont plusieurs membres ont exercé dans l’administration d’Obama ont qualifié le gazoduc Nord Stream 2 de « menace pour les intérêts de sécurité nationale » étasuniens. Ce think tank avait suggéré, alors, aux pays européens de s’affranchir du gaz russe et de construire aux ports des terminaux GNL. La mise à l’arrêt de ce gazoduc et le déclenchement de la guerre avait facilité la tâche aux américains, car Biden a signé, dans sa tournée européenne en mars 2022, des contrats de fourniture de GNL à l’Europe 37 milliards de mètres cubes de gaz de schiste pour 2022, et 50 milliards par an sur le long terme.[19]

L’idée de remplacer le gaz russe par le gaz de schiste américain ne date pas de l’administration de Trump, mais de l’ère Obama.[20]

L’Atlantic Council et un autre think tank, le Council On Foreign Relations (CFR), ont abouti en 2021 à la conclusion que le déclenchement d’une guerre entre l’Ukraine et la Russie serait une occasion pour déstabiliser le régime de Poutine et d’aligner les alliés des États-Unis afin de se lancer dans une guerre économique contre la Russie. Leur stratégie s’articule autour de deux grands axes : une aide militaire à l’Ukraine et des sanctions économiques punitives contre la Russie.[21]

Le CFR, désigné à tort ou à raison de « gouvernement de l’ombre qui élaborerait la politique américaine à huit clos »,[22]est considéré comme un acteur décisif au sein de la politique étrangère américaine. Parmi les membres de l’Administration Biden membres de ce think tank on trouve la vice-présidente Kamala Harris et le secrétaire d’État Antony Blinken

Outre cela, on trouve le secteur financier de Wall Street, pour lequel le déclenchement d’un conflit l’aiderait à faire marcher la fièvre de la bourse et la spéculation. Les sanctions prises contre la Russie, à l’occasion, seraient une opportunité pour les rentiers de ce secteur de s’approprier, au moindre prix, les propriétés des richissimes russes ayant quitté la Grande-Bretagne.[23]

Au moment où la crise russo-ukrainienne commence à connaitre une période difficile, le secrétaire d’État, Blinken, a déclaré le 8 juin 2021, lors d’une audition au Congrès, que « l’Ukraine dispose de tous les outils nécessaires pour continuer dans cette direction ».[24] Zelensky a repris cette déclaration pour annoncer l’adhésion imminente de son pays à l’Otan.[25]

Au moment où la communauté internationale attendait un apaisement, Anthony Blinken et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba, ont signé, le 10 novembre 2021, un accord intitulé « U.S.-Ukraine Charter on Strategic Partnership » (Charte américano-ukrainienne de partenariat stratégique).[26]

Dans son alinéa 3 et sa section 3, cet accord souligne que « the United States supports Ukraine’s right to decide its own future foreign policy course free from outside interference, including with respect to Ukraine’s aspirations to join NATO. » (les États-Unis soutiennent le droit de l’Ukraine de décider de sa propre orientation future en matière de politique étrangère sans ingérence extérieure, y compris en ce qui concerne les aspirations de l’Ukraine à rejoindre l’OTAN.)[27]

Selon l’accord, les États-Unis s’engagent également à défendre l’Ukraine contre la Russie, lui fournir armes et assistance, accélérer ses capacités d’interopérabilité avec les forces de l’OTAN via des transferts technologiques et des manœuvres militaires régulières et mettre en place une coopération renforcée dans les domaines du renseignement et de la cybersécurité.[28]

De l’autre côté, Poutine, qui n’aime pas les défis, aurait été encouragé pour une action en Ukraine si on revient à la déclaration du Biden le 29 janvier 2022 « Si la Russie envahit l’Ukraine, elle aura à rendre des comptes. Ça dépendra de ce qu’elle fera. C’est une chose s’il s’agit d’une incursion mineure… (…) mon sentiment est que Poutine va faire quelque chose. » tout en indiquant que l’OTAN ne réagirait pas de manière disproportionnée face à la seconde puissance nucléaire mondiale. Cette déclaration a été considérée par le sénateur républicain Ted Cruz de « carte blanche à Poutine pour envahir l’Ukraine ».[29]

Après le déclenchement de l’opération spéciale d’autres faits, comme suit, ont radicalisé la position de Poutine :

-les déclarations provocatrices et enflammées de Joe Biden au sujet de Poutine comme le « dictateur meurtrier et pur voyou »[30], « criminel de guerre»[31] ou « cet homme ne doit pas rester au pouvoir »,[32] n’ont pas été appréciées par Poutine, mais elles l’ont au contraire renforce au plan interne.

– Plus grave a été la déclaration d’avril 2022, du secrétaire d’État à la Défense des États-Unis, Lloyd Austin, voulant que l’objectif était d’« affaiblir la Russie », ce qui laisse entrevoir une guerre d’usure meurtrière. Or, malgré les difficultés évidentes qu’éprouve son armée sur le terrain, la Russie a néanmoins gagné du terrain.[33]

– L’éditorial du 14 avril 2022, de Douglas Bandow, l’assistant special de l’ancien président Ronald Reagan intitulé « Washington Will Fight Russia to the Last Ukrainian » dans lequel il précise que l’approche de l’occident vis-à-vis de Kiev c’est : « the allies are prepared to back the Zelensky government as long as it fights Moscow to the last Ukrainian. » (les alliés -l’occident- sont prêts à soutenir le gouvernement Zelenski tant qu’il combat Moscou jusqu’au dernier Ukrainien.)[34]

– La déclaration de l’ancienne secrétaire d’État Us, Hillary Clinton, qui suppose faire de l’Ukraine un nouvel Afghanistan pour les Russes, en armant une insurrection[35] tout en faisant référence au « piège afghan » qui a été l’un des déclencheurs de la chute de l’Union soviétique.

Poutine qui était ouvert à un accord après le 24 février 2022 a changé de position au mois d’avril 2022 car les messages des responsables américains étaient très significatifs : l’effondrement du régime de Poutine et sa traduction devant le tribunal de La Haye pour crimes de guerre. Chose que Poutine n’acceptera jamais au risque de passer à un hiver nucléaire.

Et dernièrement, en plein conflit la Commission sur la sécurité et la coopération en Europe, connue sous le nom de Commission Helsinki des États-Unis,[36] a organisé une rencontre, le 23 juin 2022, avec pour thème «Decolonizing-russia  – A Moral and Strategic Imperative».[37]

Lors de cette rencontre des panélistes sont intervenus pour apporter leurs contributions. Pour éviter toute interprétation de ce que j’avance, je laisse le lecteur lire entre les lignes le texte contenant deux paragraphes (traduit de l’anglais) de la commission Helsinki des Etats-Unis ci-après:[38]

« Russia’s barbaric war on Ukraine—and before that on Syria, Libya, Georgia, and Chechnya—has exposed the Russian Federation’s viciously imperial character to the entire world…, given Moscow’s dominion over many indigenous non-Russian nations, and the brutal extent to which the Kremlin has taken to suppress their national self-expression and self-determination. »

(Traduction : La guerre barbare menée par la Russie en Ukraine – et avant elle en Syrie, en Libye, en Géorgie et en Tchétchénie – a révélé au monde entier le caractère vicieusement impérial de la Fédération de Russie. Son agression catalyse également une conversation attendue depuis longtemps sur l’empire intérieur de la Russie, étant donné la domination de Moscou sur de nombreuses nations indigènes non russes et la mesure brutale prise par le Kremlin pour supprimer leur expression nationale et leur autodétermination.) «

« Serious and controversial discussions are now underway about reckoning with Russia’s fundamental imperialism and the need to “decolonize” Russia for it to become a viable stakeholder in European security and stability. As the successor to the Soviet Union, which cloaked its colonial agenda in anti-imperial and anti-capitalist nomenclature, Russia has yet to attract appropriate scrutiny for its consistent and oftentimes brutal imperial tendencies. »

(Traduction : Des discussions sérieuses et controversées sont en cours sur l’impérialisme fondamental de la Russie et la nécessité de la « décoloniser » pour qu’elle devienne un acteur viable de la sécurité et de la stabilité européennes. En tant que successeur de l’Union soviétique, qui a dissimulé son programme colonial sous une nomenclature anti-impériale et anticapitaliste, la Russie n’a pas encore fait l’objet d’un examen approprié pour ses tendances impériales constantes et souvent brutales.) »

Cet évènement a été passé sous silence par les médias occidentaux, à l’exception du site de la Commission Helsinki des Etats-Unis qui a fait état de cette rencontre.

Le projet dit de “décolonisation de la Russie” ne date pas d’aujourd’hui. Il a été discuté dans les rouages de l’administration américaine juste après la déconfiture de l’Union soviétique. Parmi les personnalités américaines qui ont proposé le démembrement de la Russie on trouve, Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense (1989-1993) qui « voulait voir le démantèlement non seulement de l’Union soviétique et de l’empire russe, mais de la Russie elle-même, afin qu’elle ne puisse plus jamais être une menace pour le reste du monde. » (wanted to see the dismantlement not only of the Soviet Union and the Russian empire but of Russia itself, so it could never again be a threat to the rest of the world), comme l’avait écrit dans ses memoires l’ex-conseiller-adjoint à la sécurité nationale d’alors, Robert Gates (1989 et 1991).[39]

L’objectif c’est de démembrer la Russie sous une forme ou une autre, soit décoloniser les composantes ethniques de la Russie comme la Tchétchénie, Carélie, Komi, Sakha, Bachkortostan, Tchouvachie, Kalmoukie, Oudmourtie et autres.[40]

[1] https://www.arso.org/Coleman/Pour_une_nouvelle_strategie_de_defense%20integr.pdf

[2] https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-marche-de-l-histoire/l-europe-de-l-atlantique-a-l-oural-8553368

[3] https://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/eclairage/guerre-en-ukraine-quelques-cles-sur-un-conflit-en-cours-situation-en-mai-2022

[4] Idem

[5] https://www.senat.fr/rap/r07-416/r07-41612.html

[6] https://infodujour.fr/societe/securite/58486-lukraine-plaque-tournante-du-trafic-darmes

[7] https://www.letemps.ch/opinions/corruption-ukraine-nest-plus-un-tabou

[8] https://www.tdg.ch/ukraine-et-corruption-lautre-conflit-680966330527

[9] https://algerie54.dz/2022/08/22/crise-ukrainienne-129/

[10] https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/russia-programs/2017-12-12/nato-expansion-what-gorbachev-heard-western-leaders-early

[11] https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/russia-programs/2021-11-24/nato-expansion-budapest-blow-1994

[12] https://geopolitique-profonde.com/2022/03/10/joe-biden-est-officiellement-senile-lets-go-brandon/

[13] https://thehill.com/opinion/national-security/424511-managing-russias-dissolution/

[14] https://en.wikipedia.org/wiki/Janusz_Bugajski

[15] https://en.wikipedia.org/wiki/RAND_Corporation

[16] https://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/research_reports/RR3000/RR3063/RAND_RR3063.pdf

[17] https://www.rand.org/pubs/monograph_reports/MR733.html

[18] https://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantic_Council

[19] https://www.ptb.be/les_tats_unis_veulent_ils_r_ellement_venir_en_aide_au_peuple_ukrainien

[20] https://www.letemps.ch/opinions/crise-ukrainienne-travers-prisme-strategique-americain

[21] https://www.ptb.be/les_tats_unis_veulent_ils_r_ellement_venir_en_aide_au_peuple_ukrainien

[22] Mathis Buis, Le Council on Foreing Relations, Un Think Tank au cœur de la superpuissance américaine, https://www.academia.edu/27266080/Le_Council_on_Foreign_Relations_Un_Think_Tank_au_coeur_de_la_superpuissance_américaine

[23] https://www.atlanticcouncil.org/blogs/energysource/eastern-europe-remains-an-opportunity-for-us-exports-and-cooperation/

[24] https://lvsl.fr/ukraine-les-etats-unis-comptent-faire-la-guerre-jusquau-dernier-ukrainien/

[25] https://twitter.com/ZelenskyyUa/status/1404512788966514689?

[26] https://www.state.gov/u-s-ukraine-charter-on-strategic-partnership/

[27] https://www.state.gov/u-s-ukraine-charter-on-strategic-partnership/

[28] https://lvsl.fr/ukraine-les-etats-unis-comptent-faire-la-guerre-jusquau-dernier-ukrainien/

[29] https://lvsl.fr/ukraine-les-pompiers-pyromanes/

[30] https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-joe-biden-qualifie-vladimir-poutine-de-dictateur-meurtrier-et-de-pur-voyou_5023646.html

[31] https://www.7sur7.be/monde/joe-biden-qualifie-vladimir-poutine-de-criminel-de-guerre-et-de-dictateur-meurtrier-et-maintenant~a21cfa66/

[32] https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-pour-l-amour-de-dieu-cet-homme-ne-doit-pas-rester-au-pouvoir-lance-joe-biden-a-propos-de-vladimir-poutine_5046592.html

[33] https://www.letemps.ch/opinions/apres-deux-mois-guerre-lobjectif-americain-fixe-battre-russie

[34] https://www.theamericanconservative.com/washington-will-fight-russia-to-the-last-ukrainian/

[35] https://lvsl.fr/ukraine-les-etats-unis-comptent-faire-la-guerre-jusquau-dernier-ukrainien/

[36] https://www.csce.gov/about-commission-security-and-cooperation-europe

[37] https://www.csce.gov/international-impact/events/decolonizing-russia

[38] https://www.csce.gov/international-impact/events/decolonizing-russia

[39] https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2022/05/russia-putin-colonization-ukraine-chechnya/639428/

[40]Idem.

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