Le président Tebboune réitère l’ambition de l’Algérie de rejoindre le BRICS

Le président Tebboune réitère l’ambition de l’Algérie de rejoindre le BRICS

Par Habibi Zakaria

Fidèle à ses principes d’un pays défenseur de la neutralité positive, l’Algérie s’active aujourd’hui à prendre la place qu’elle lui sied d’un Etat-pivot dans le concert des pays Non-Alignés.
A l’occasion de la tenue de la réunion périodique gouvernement-walis, le président de la république Abdelmadjid Tebboune réitère l’intérêt de l’Algérie à rejoindre le groupe du Brics, pour s’éloigner des diktats des blocs, en appelant l’Exécutif, les walis, et les opérateurs économiques nationaux à travailler davantage pour améliorer la qualité et la quantité du produit algérien, hors- hydrocarbure, synonyme d’augmentation d’exportation, permettant d’atteindre l’objectif assigné à savoir 7 milliards de dollars de revenus hors-hydrocarbures, dans l’optique de l’amélioration du PIB algérien, renforcée de surcroit par la hausse des revenus énergétiques. Un atout qui pèse énormément dans le dossier d’adhésion au Brics, pour un pays sans endettement étranger, disposant de potentialités prometteuses à exploiter dans plusieurs secteurs, dans un cadre de partenariat gagnant-gagnant, avec des partenaires plus fiables, que ceux qui ne s’intéressent qu’à l’activité commerciale, faisant de l’Algérie un simple marché pour écouler leurs marchandises.

Le président Abdelmadjid Tebboune avait précédemment déclaré , à l’occasion de l’entrevue accordée à la presse nationale, que l’Algérie était prête à rejoindre l’organisation « BRICS », une adhésion nécessitant des efforts nationaux pour remplir certaines conditions et normes exigées et requises par cet ensemble économique .

En se référant à ses  déclarations ,le président Tebboune demeure convaincu que l’Algérie est devant une opportunité historique à ne pas rater, de faire partie des pays écoutés et prospères, engagé dans la voie de la paix et du développement.

D’ailleurs, le président russe Vladimir Poutine n’a pas manqué à l’occasion de l’audience accordée au nouvel ambassadeur algérien à Moscou, lors de la cérémonie de présentation de ses lettres de créances, de saluer la neutralité positive de l’Algérie, et d’encenser l’attachement de l’Algérie à ses principes. Le président russe  réitéra l’invitation adressée au président Tebboune, avec qui il s’était entretenu en mars dernier à l’occasion de la célébration du 60 ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Cette sortie avait été précédée par les déclarations du nouvel ambassadeur russe à Alger Valerian Shuvaev, soutenant que Moscou ne s’opposait pas à la volonté de l’Algérie de rejoindre le groupe des BRICS. Alors que la diplomatie algérienne tente d’établir de nouveaux partenariats en rejoignant les BRICS, la Russie a donné son feu vert dans cette affaire en annonçant qu’elle ne s’oppose pas à cette mesure algérienne. « La Russie n’a aucune objection à la volonté de l’Algérie de rejoindre le groupe des BRICS, et le président Tebboune a écrit au président Poutine à ce sujet », a déclaré Shuvaev lors d’une conférence de presse animée au siège de l’ambassade de Russie en Algérie,.

Sur le même registre, il faut rappeler qu’à la fin du mois août, le Sénat brésilien a ratifié un accord de coopération en matière de défense avec l’Algérie, signé en 2018.

En établissant des relations avec les BRICS, dont le Brésil fait partie, l’Algérie tente également de « se séparer de l’hégémonie occidentale », a déclaré à Sputnik le spécialiste brésilien de la défense,  Danilo Bragança, de l’Université fédérale de Fluminense.

« Il s’agit notamment des pays européens ayant accès à la Méditerranée, la France, l’Espagne et l’Italie, dont l’héritage s’est matérialisé par la colonisation brutale qui a conduit à la guerre d’Algérie », a expliqué Bragança.

Pour le pays latino-américain, il s’agit également « d’un accord important qui permet au Brésil d’entrer dans une région stratégiquement importante : la Méditerranée, l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud ».

Le fait que l’Algérie veuille rejoindre les BRICS montre qu’elle tente de prendre des distances avec l’Europe , dont l’accord d’association a été catastrophique, lésant les intérêts du pays maghrébin, une sorte de bradage des potentialités algériennes, toléré par El Issaba soucieuse de ses intérêts restreints au détriment des intérêts de l’Algérie et son Peuple.