L’Algérie ne trahit jamais ses principes de Non-Alignement positif

L'Algérie ne trahit jamais ses principes de Non-Alignement positif

L’Algérie ne trahit pas ses principes issus de la doctrine révolutionnaire dela glorieuse révolution du premier novembre 1954 et ne cède jamais à la surenchère ou à la propagande de bas étage. Depuis son indépendance, l’Algérie s’était illustrée par son adhésion totale aux idéaux du Non-Alignement, naissants à l’occasion de la tenue de la Conférence de Bandung, à son soutien aux causes justes de ce monde, ainsi que son combat multilatéral plus juste, loin des diktats des axes et blocs. 

Le coup d’envoi de cette stratégie respectée par les ennemis avant les alliés, a vu le jour le 17 octobre 1962, quand le premier président de la république Algérienne Démocratique et Populaire effectue une visite officielle à Cuba, en signe de solidarité avec la révolution cubaine et son Peuple, deux jours après avoir été reçu par le président Américain John. F. Kennedy.

En pleine crise des missiles, et quatre mois après son indépendance, l’Algérie n’a pas nié aux idéaux de sa glorieuse révolution, même si JFK était un ami de l’Algérie indépendante et a pesé de tout son poids pour la concrétisation de cet objectif. Lors de sa visite à la Havane, l’Algérie indépendante établit ses relations diplomatiques avec Cuba, qui de son côté n’a jamais été ingrat, et a soutenu l’Algérie militairement lors de l’agression du régime du Makhzen en octobre 1963, appelée « guerre des Sables ».

En accueillant le président Algérien, comme un héro, le président cubain  Fidel Castro dira   » Visiter Cuba au moment où le riche et puissant empire Yankee redouble d’hostilité et de haine à l’égard de notre patrie, et tente par les menaces, le chantage et la corruption d’imposer un blocus économique et commercial, dans l’espoir d’écraser la révolution cubaine par la faim ; visiter Cuba quand les impérialistes Yankees menacent d’attaquer notre pays à tout moment et de noyer dans le sang le travail créateur de nos peuples, c’est de votre part, Monsieur le président, un acte de vaillance et de détermination politique qui définit votre caractère et un geste d’amitié que nous n’oublierons jamais.  »

Lui répondant, Benbella dira  » Nos deux pays ont suivi le même chemin et ne se sépareront jamais « . » En Algérie, a poursuivi  Benbella, nous voulons une fois pour toutes mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme, à la misère et à l’ignorance. Ce sera une lutte plus dure et plus longue que celle de la libération, mais nous vaincrons, advienne que pourra.  »

Quand l’Algérie rompait ses relations avec les USA, pour les causes arabes

Les Etats-Unis ont officiellement ouvert une ambassade à Alger, le 29 septembre 1962, peu de temps après l’indépendance de l’Algérie.  Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques moins de cinq ans plus tard, suite à la guerre des six jours de juin 1967 , marquée par un soutien total de Washington à l’agression de l’entité sioniste et son occupation des territoires arabes en Palestine, Syrie et Egypte. L’Algérie soutenait également la révolution vietnamienne qui faisait face à l’agression américaine qui soutenait le régime fantoche de Saigon.

Après la rupture des relations diplomatiques de 1967 les Etats-Unis étaient représentés par la section Intérêts des USA à l’Ambassade Suisse à Alger. Il a fallu attendre 7 ans après pour voir les deux pays renouer leurs relations diplomatiques. Le 12 novembre 1974, les relations diplomatiques furent rétablies.

Houari Boumediene sur les pas d’Ahmed Benbella

Avant de se rendre à Cuba, où il était attendu ce vendredi 12 avril pour une visite officielle de cinq jours, le président Houari Boumediene a eu jeudi11 avril à Washington un long entretien avec le président Nixon et trois heures de conversation avec Henry  Kissinger, le chef de la diplomatie américaine. En arrivant à la Maison Blanche, rapporte l’A.F.P., le chef de l’État algérien a surpris son hôte en évoquant ses nombreux entretiens à Paris à l’occasion de sa brève visite il y a quelques jours.  » Vous avez eu de très nombreuses activités en France « , lui a-t-il dit.  » Un journal a écrit que vous aviez organisé un festival « , a ajouté le président algérien, faisant apparemment allusion à l’éditorial paru dans le Monde du 9 avril 1974.

D’abord un peu surpris, le président Nixon a répondu qu’il avait effectivement entendu parler de semblables commentaires de presse, ajoutant qu’il avait rencontré à Paris  » trente-cinq chefs de gouvernement étrangers « .

Après la rencontre entre les présidents Nixon et Boumediene, la Maison Blanche a diffusé le communiqué suivant :  » Le président Boumediene a fait part au président Nixon des vues des pays Non- Alignés, et le président Nixon a expliqué les efforts des Etats-Unis pour contribuer à l’édification d’une structure de paix dans le monde et d’un ordre économique stable. « 

La Maison Blanche avait indiqué antérieurement que les conversations avaient porté sur les relations entre les pays Non Alignés et les pays industrialisés, sur les problèmes du Proche-Orient et sur les questions bilatérales. Justement, le président Boumediene évoquait à cette époque là avec son interlocuteur américain  l’axe Téhéran- Tel-Aviv, dirigé par le Shah d’Iran et Menahim Begin. Un axe mené par le duo-Mossad-Savak, pour disloquer les pays arabes, comme l’illustre la guerre de 1975 entre l’Irak et l’Iran, dont l’Algérie avait joué un rôle important pour mettre fin aux hostilités. Le président Boumediene avait même surpris le Secrétaire d’Etat américain, en lui révélant le plan américain de créer un Etat kurde au nord de l’Irak. Avant de se rendre à Washington, le président Boumediene avait prononcé en tant que président en exercice de l’Organisation des Pays Non-Alignés, un discours devant l’assemblée générale extraordinaire de l’ONU, plaidant pour un nouvel ordre mondial plus juste.

Après son séjour américain, le président Boumediene s’était rendu à la Havane pour une visite d’Etat de cinq jours, en vue de raffermir les relations excellentes entre les deux pays et les deux Peuples

Le Président Tebboune et le Non-Alignement

Depuis son intronisation, le président Tebboune a plaidé pour la défense des causes justes en Palestine et au Sahara Occidental. Au sujet de la question palestinienne, le président Tebboune a condamné le processus de normalisation avec l’entité sioniste appelant les Etats arabes à s’unir autour de la question centrale, celle de la libération de la Palestine, appelant au passage les palestiniens à resserrer leurs rangs. Ses efforts ont abouti à la programmation du prochain Sommet arabe les 1 et 2 novembre prochain à Alger, une date à forte connotation symbolique pour la lutte et la libération des Peuples. Entre-temps, le président Tebboune a déjoué tous les plans visant à saborder un rendez-vous important pour le devenir de la nation arabe, dans une conjoncture internationale, marquée par des mutations annonciatrices d’un nouvel ordre mondial qui se dessine, dont les faibles seront appelés à disparaître. Le président Tebboune, sans tapage médiatique, réussira à rassembler les frères palestiniens, à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance. Et le dialogue inter-palestinien prévu dans quelques jours ouvrira la voie à une action commune arabe, en vue de mettre fin à la colonisation. La relance du Plan de paix arabe adopté lors du Sommet de Beyrouth en 2002, issu de l’initiative du Roi Abdallah d’Arabie Saoudite, sera une belle opportunité à mettre fin à cette normalisation gratuite qui avait largement contribué à de nouvelles annexions de terres arabes et palestiniennes par l’entité sioniste, privant les palestiniens de leur droit légitime d’édifier leur Etat souverain, sur leurs terres dont la capitale est El Qods Echarif.

Le président Tebboune a exprimé l’ambition de l’Algérie d’intégrer le BRICS, en vue de pérenniser sa neutralité vis à vis de l’affrontement entre les blocs, et de préserver sa souveraineté et l’indépendance de ses décisions. Cette stratégie, a fait sortir les larbins de la néocolonisation de leurs trous, en tentant de faire peur aux Algériens, en évoquant les manœuvres des lobbys sionistes et néocolonialistes qui ont tout le temps œuvré pour la déstabilisation de l’Algérie et le démantèlement de l’Etat-national . Ni les sénateurs américains, ni les diarrhées des sulfureux supplétifs du Makhzen, du Mossad ou de la DGSE, ne peuvent tracer aux algériens, la conduite à tenir pour justifier la politique de la neutralité positive. A bon entendeur/