La France s’enlise dans la crise sociale

La France s'enlise dans la crise sociale

C’est fait, la première ministre française Elisabeth Borne a engagé ce 19 octobre à l’Assemblée la «responsabilité» du gouvernement sur la première partie du budget en ayant recours à l’article 49.3. Une décision qui révèle la relativité du respect des pratiques démocratiques dans un pays qui se revendique de la sphère démocratique.

Une annonce qui ne laissa pas les deux pôles de l’opposition indifférents puisque la Nupes et le Rassemblement national ont annoncé déposer une motion de censure.

Cette décision devra approfondir les divergences politiques entre les différents acteurs politiques français, et augurer une paralysie socioéconomique avec la généralisation des grèves touchant presque tous les secteurs (énergétique, transport, et éducation)
La crise énergétique devra influer sur le transport ferroviaire  avec la flambée des prix de l’électricité pour les régions françaises, et qui pourrait  se traduire,, par l’arrêt de certaines lignes de TER.
Pour sa part, le président de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait estimé en septembre le surcoût de la facture d’électricité entre 1,6 et 1,7 milliard d’euros en 2023, une moitié de cette augmentation étant imputable aux trains régionaux. Or, la Premier ministre Elisabeth Borne, lorsqu’elle était ministre des Transports, avait exigé en 2018 que SNCF Réseau, le gestionnaire des voies ferrées françaises, améliore sa trésorerie à partir de 2024.

Dans le même cadre, Le gestionnaire énergétique RTE évoque un risque de «conséquences lourdes» si les grèves dans le secteur des centrales nucléaires se poursuivent alors que ces dernières ont lieu dans un contexte à risque pour l’approvisionnement d’énergie.

Une «prolongation du mouvement social» dans les centrales nucléaires «aurait des conséquences lourdes» sur l’approvisionnement en électricité au «cœur de l’hiver», a estimé ce mardi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France RTE dans un communiqué. A plus court terme, RTE estime «très faible» à «modéré» le risque pour la sécurité d’approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines, selon le communiqué du gestionnaire qui a présenté ses prévisions pour la période de mi-octobre à mi-novembre.

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