Quand l’économie européenne est mise à terre par Biden

Quand l'économe européenne est mise à terre par Biden

La présidence française a annoncé ce vendredi 25 novembre une imminente visite d’Etat d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis d’Amérique , en vue de convaincre  son homologue américain Joe Biden des exemptions pour les industriels européens ,pénalisés par la loi IRA.

Cette loi ( Inflation Reduction Act) en vigueur  depuis août dernier, vise à réduire les coûts pour les Nord-Américains. Elle comprend non seulement des investissements massifs dans le secteur de l’énergie, mais des généreuses subventions pour les véhicules électriques et les projets d’énergie renouvelable. Cependant, de nombreuses subventions ne seront versées que pour des produits fabriqués aux Etats-Unis, ce qui va favoriser, par exemple, les Tesla américaines par rapport aux BMW électriques et l’acier américain pour des projets de parcs éoliens.

Joe Biden entendra-t-il son homologue français?

Beaucoup d’observateurs estiment que la Loi IRA, entrée en vigueur depuis août dernier était destinée à booster l’industrie américaine vis- à -vis de l’industrie européenne, profitant au passage des hostilités armées en Ukraine.

Selon « Politico », cette situation a porté préjudice à l’unité des alliés, dans la mesure ou des hauts responsables européens avaient exprimé leur déception de l’administration Biden « accusée » de profiter de ce conflit ukrainien, au moment ou l’Union Européenne fait face à une profonde crise économique, génératrice d’une récession financière, une hausse d’inflation, une pénurie de produits alimentaire, une hausse des produits énergétiques et une coupure récurrente d’électricité.

Pour les européens, il est nécessaire d’ausculter la situation avec rationalité . Le pays qui tire le plus de profits de cette situation est bien entendu les USA qui vendent plus de GNL à des prix élevés ainsi que beaucoup d’armes.

Pour les européens, l’exportateur de la tension qui touche aujourd’hui l’espace européen est bien entendu la Loi IRA, jugée dangereuse pour l’économie européenne, susceptible de la détruire, sachant que l’administration Biden ne compte nullement en abroger ou l’annuler. D’ailleurs, les dirigeants européens avaient déjà abordé la question avec le président américain, en marge du Sommet du G20 tenu récemment en Indonésie.

Les compagnies énergétiques américaines ont engrangé 200 milliards de dollars

Le média » Financial Times » vient de révéler que la hausse des prix énergétiques, dans le sillage du conflit ukrainien avait permis aux compagnies énergétiques américaines d’engranger 200 milliards de dollars, durant les 2 et 3 èmes trimestres de l’année 2022, en référant aux statistiques données par  S&P Global Commodity Insights.

L’appel de Macron aux grandes entreprises européennes

Le lundi 21 novembre dernier, le président français Emmanuel Macron rencontre les chefs des grandes entreprises européennes autour d’un dîner dans l’espoir de les convaincre  d’endiguer des délocalisations. Des dirigeants des groupes Engie, Orange, Ericsson, Unilever, AstraZeneca, Volvo, BMW, Air Liquide ou encore Solvay étaients présents à cette joute, rapportent les médias de l’hexagone. Le sujet était bien entendu la loi IRA « Inflation Reduction Act »  destinée selon les Européens, à provoquer une distorsion de concurrence avec son crédit d’impôt pour l’achat d’une voiture électrique construite dans une usine américaine avec une batterie fabriquée localement.

Le spectre des sous-marins australiens et du nucléaire civil polonais

Le président français Emmanuel Macron a reçu de la part de son homologue américain deux gifles, la première concerne les sous-marins australiens et la seconde le nucléaire civile polonais. Deux faramineux projets d’un montant de près de 100 milliards d’euros.

Mercredi 15 septembre 2021, au moment où la présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen prononçait un discours évoquant la nécessité d’accélérer la construction d’une « Union de la défense », ses paroles étaient balayées par l’annonce d’un « accord trilatéral de sécurité » entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Un camouflet à triple détente pour les Européens.

Mirifique, le contrat vient de faire plouf. Humiliation supplémentaire, l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson jubilait, après avoir fait un bras d’honneur à l’Europe avec le Brexit, il apparaît comme le grand gagnant de cette séquence.

D’ailleurs, on ne va pas s’arrêter là, puisque la Pologne dira  « oui » le mois d’octobre dernier au groupe américain Westinghouse pour la première partie de son projet nucléaire d’un montant estimé à plus de quarante milliards d’euros. Le groupe américain Westinghouse, grille la politesse au groupe français EDF qui, avec son réacteur EPR nouvelle génération, misait sur ce marché polonais pour faire décoller la dernière version.