La France retire ses troupes de Burkina Faso d’ici un mois

La France retire ses troupes de Burkina Faso d'ici un mois
La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Anne-Claire Legendre a indiqué ce mercredi que son pays retirerait ses troupes  du Burkina Faso d’ici « un mois ».
La France a reçu mardi la demande du Burkina Faso de retrait de ses troupes déployées dans le pays et respectera le délai d’un mois exigé, a indiqué la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
« Mardi (…) nous avons reçu formellement la dénonciation, par le gouvernement burkinabè, de l’accord de 2018 relatif au statut des forces françaises présentes dans ce pays. Conformément aux termes de l’accord, la dénonciation prend effet un mois après la réception de la notification écrite. Nous respecterons les termes de cet accord en donnant suite à cette demande », a indiqué une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
Le Burkina héberge actuellement un contingent de près de 400 forces spéciales françaises, la force Sabre. Ces derniers auront quitté le pays « d’ici fin février » et le retrait de tous les matériels devrait être achevé « fin avril », a affirmé à l’AFP une source proche du dossier.
Il convient de rappeler, que le président français Emmanuel Macron avait accusé la Russie d’être à l’origine du sentiment d’hostilité exprimé par les populations africains dans plusieurs pays comme le Mali et le Burkina Faso. La réponse n’a pas tardé à venir du chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov qui effectue un périple en Afrique.
«Si les soldats français au Mali n’ont pas été à la hauteur des attentes des dirigeants de ce pays, la faute ne nous incombe pas.» soulignait Serguei Lavrov lors d’une conférence de presse animée ce mardi 24 janvier.
Sergueï Lavrov a taclé les accusations d’Emmanuel Macron à l’encontre de la Russie, à la suite de l’ultimatum adressé à Paris par Ouagadougou.

Selon, plusieurs observateurs , les accusations de Paris à l’égard de Moscou témoignent une attitude de néocolonialisme et d’infantilisation de l’Afrique par l’ancien colon.