Des Unions aux mains de la désunion

Par Mohamed El-Abassi

D’une dérive à l’autre, l’Union Africaine comme l’Union du Maghreb Arabe, sont l’otage de certaines parties qui leur commandent de violer la souveraineté des Etats membres pour satisfaire des desseins occultes. 

Si les accointances fortement suspectes du Président de la commission de l’UA avec l’entité sioniste dans une tentative d’intégrer celle-ci au sein de l’Organisation panafricaine a essuyé un cuisant échec grâce à l’Algérie et à l’Afrique du Sud avec l’appui des Etats membres, M. Faki Moussa Mahamat  récidive en s’associant délibérément à une combine concertée avec le vieux secrétaire général sortant de l’Union du Maghreb Arabe.

Dès lors, le triptyque est tout identifié, le Makhzen qui instrumentalise le personnage de M. Bekouche qui, à son tour, concocte l’ouverture et la désignation d’une ancienne diplomate consulaire marocaine en Italie, érigée en pseudo fonctionnaire de l’UMA pour lui faire présenter illégitimement des lettres de créance auprès de l’Organisation panafricaine.

Un scénario cousu de fil blanc et d’une flagrante entorse à la procédure requise tant la combine concertée à trois, sent le coup fourré à mille lieux.

Qu’un ancien ministre tunisien réfractaire de l’autorité de son  propre pays qui l’avait parrainé pour le poste de secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe en arrive à se vendre de la sorte pour les desseins du Makhzen qui le nourrit, le loge et le chouchoute, en toute bienveillante attention, en contrepartie de services commandés,  devrait interpeller les Etats membres  pour comprendre  pourquoi et comment cette personnalité censée unir en arrive à approfondir la désunion.

  1. Tayeb Bekouche qui, n’est pas si muet, a produit, en s’érigeant secrétaire général « intérimaire » de l’Organisation maghrébine, un communiqué truffé de contre-vérités et  de mensonges :
  • M. Tayeb Bekouche n’a aucun droit de se prévaloir de la fonction de secrétaire général de l’U.M.A puisque son second et dernier mandat non renouvelable s’est définitivement achevé le 1er aout 2022 ;
  • Il n‘existe aucun texte prévoyant un quelconque intérim au poste de secrétaire général de l’U.M.A. La Tunisie à laquelle revient le droit à ce poste doit maintenant proposer aux Etats membres, la désignation d’un successeur ;
  • En décidant l’ouverture d’un bureau de représentation et en nommant une diplomate consulaire sans aucune expérience africaine, M. Bekouche a violé les règles de la consultation préalable et du consensus de tous les Etats membres contenues dans les décisions adoptées par le conseil présidentiel de l’UMA.

Si M. Tayeb Bekouche, n’a point de droit de cité accolé à l’UMA,  M. Faki Mussa Mahamat devrait avant toute décision impliquant les Etats membres de l’Organisation panafricaine penser à ses prédécesseurs à la tête de celle-ci qui n’avaient pour objectif que d’unir au lieu de désunir, intégrer au lieu de désintégrer, émanciper au lieu d’encourager l’asservissement,  consulter au lieu d’imposer et veiller à laisser un héritage panafricain au lieu d’un nom dans l’anonymat de l’Histoire.