Essaroukh ou les ravages des drogues psychiatriques (2ème partie)

Essaroukh et les ravages des drogues psychiatriques (3ème et dernière partie)        

 Par Mohamed Belhoucine

La psychiatrie paradis de l’industrie pharmaceutique, n’est pas une science.

Comment fonctionnent les neuroleptiques ? Les neuroleptiques (également appelés « antipsychotiques ») agissent sur les neurones, ces cellules formant le cerveau et le système nerveux. Les neurones communiquent entre eux grâce à des molécules, les neurotransmetteurs, qui font office de « messagers » en sautant d’une cellule à l’autre à très grande vitesse. Chaque neurone possède des récepteurs qui permettent de recevoir des  molécules, ainsi que des « émetteurs », qui envoient une autre molécule au neurone suivant. 

Les neuroleptiques agissent en bloquant partiellement la réception d’un des neurotransmetteurs les plus importants, la Dopamine (les neuroleptiques dits  «atypiques » agissent également sur les récepteurs d’une autre molécule, la Sérotonine). Les molécules du médicament viennent se placer sur une partie des récepteurs, les empêchant de recevoir les molécules de Dopamine. Jusqu’à 70% de ces récepteurs peuvent être bloqués lors d’un traitement à doses élevées. L’intensité des  impulsions nerveuses, et, donc des sentiments (peurs, colère, joie…), est ainsi diminuée. Mais les neurones réagissent au traitement des nouveaux récepteurs à la Dopamine, ce qui cause de sérieuses difficultés au sevrage (annihiler l’addiction) se traduisant par une hypersensibilité intolérable.

C’est de là qu’apparaissent les effets indésirables : difficulté de coordination, troubles de concentration, prise de poids, tremblements. Certaines séquelles peuvent être définitives, la plus connue étant la Dyskinésie tardive, qui se traduit notamment par des contractions volontaires et incontrôlables de la langue et du visage. Les  aspects désagréables d’un traitement aux neuroleptiques sont tels que ces drogues ne devraient pas être administrées et doivent être interdites. Il faut ajouter que les neuroleptiques sont la cause de violences constatées en raison de la perturbation des neurotransmetteurs. La violence doit être considérée non seulement comme une indication de la façon dont profondément la schizophrénie/troubles bipolaires peut s’aggraver, mais comme un effet indésirable du traitement neuroleptique.

Selon les statistiques fournies par le professeur Philippe Pignarre, indiquent que : « Les  médicaments utilisés en psychiatrie sont le troisième tueur majeur après les maladies cardiaques et le cancer ». En Grande Bretagne plus de 80 millions d’ordonnances pour les médicaments psychiatriques sont rédigées chaque année. Non seulement ce sont des médicaments, souvent, tout à fait inutiles et inefficaces, et peuvent transformer les  patients  en toxicomanes, entrainer des effets  secondaires invalidants — et tuer. Il faut savoir que les dix psychotropes les plus prescrits au monde rapportent plus de 300 milliards $ par an aux laboratoires pharmaceutiques. Les premiers neuroleptiques étaient tellement puissants qu’ils étaient utilisés pour torturer les dissidents en URSS. A l’époque de Staline, certains simulaient la folie pour éviter les camps de concentration. Après avoir goûté à la médecine, ils suppliaient les autorités de les renvoyer aux travaux forcés.

Les antidépresseurs partagent de nombreux effets toxiques avec les neuroleptiques et provoquent souvent une augmentation des pensées suicidaires et des suicides achevés, ainsi que des homicides par rapport aux  placebos. Les antidépresseurs, les somnifères (ou hypnotiques), les anxiolytiques et les neuroleptiques sont des drogues psychiatriques dits psychotropes et ne sont pas des médicaments au sens médical du terme. Les drogues illicites (cannabis, héroïne, cocaïne, LSD, ecstasy, etc.) sont aussi des psychotropes car elles ont un effet sur le psychisme. Toutes les drogues psychiatriques, à long terme, provoquent des lésions cérébrales visibles sur un IRM. Les seuls qui guérissent ce sont ceux qui stoppent ces ‘’médicaments’’ à temps ou recourent à un sevrage antipsychiatrique sous contrôle psychopharmacologique rigoureux que délivrent seulement 4 centres hospitaliers en Europe (Allemagne, Danemark, Suisse et Norvège).

En France le lobby pharmaceutique est intimement lié à l’exécutif français lui-même adossé à un parlement intégralement corrompu sous les fourches caudines du lobby de l’industrie pharmaceutique, ces deux représentations font barrage à la création de centres de sevrage pour assurer cette ‘’sortie des drogues  psychiatriques’’ car l’enjeu financier pour l’industrie pharmaceutique est énorme étant donné que la facture des drogues psychiatriques représente 35 % du total de la consommation des médicaments en France. La France est le pays le plus fortement psychiatrisé au monde avec 16.000 psychiatres pour une population de 67 millions d’habitants, contrairement à l’Allemagne où activent seulement 4000 psychiatres pour une population de 25% plus nombreuse soit 84 millions  d’habitants.

Tous les essais cliniques sur les neuroleptiques et les antidépresseurs sont biaisés. Les bénéfices des médicaments psychiatriques (ou psychotrope) sont exagérés et leurs  préjudices sont minimisés en raison de la mauvaise conception des essais cliniques, affirme Peter Gotzsche, ex directeur du Nordic Cochrane Centre (Danemark) dans  The British Medical Journal.

Les médicaments utilisés en psychiatrie ne fonctionnent pas en corrigeant quelque chose d’anormal dans le cerveau. Il n’y a aucun test pour décrire un déséquilibre chimique chez  le patient. C’est pourquoi les psychiatres avant le traitement ne font pas des prélèvements sanguins ou effectuer des robinets spinaux pour déterminer la présence de déséquilibres biochimiques chez les patients. Seulement par l’observation visuelle fortement contestable car subjective que les psychiatres annoncent l’existence de déséquilibres. Le but est d’encourager les patients à prendre ces  drogues psychiatriques. Ils ne savent pas que le traitement d’un état peut l’aggraver et aussi créer un autre état.

Quand on va consulter un psychiatre en occident — à éviter, il faut se diriger d’abord vers un psychothérapeute malgré que cette spécialité soit très peu popularisée car fortement exigeante, réclame de sévères et rares aptitudes de capacité d’écoute, d’empathie et une forte propension à se loger à ‘’l’intérieur’’ du patient— pour quelques causes que ce soit, ce psychiatre à la manie automatique de prescrire systématiquement des neuroleptiques qu’il choisit apparemment au hasard, en fait selon les récompenses que lui fournissent les labos (vacances, séjours, restaurant etc. Offerts par le labo) et d’après le nombre de prescriptions de ce ‘’médicament’’.

Les neuroleptiques causent des dommages  permanents au cerveau, aux doses habituellement utilisées. Ces ‘’médicaments’’ ainsi que la profession psychiatrique qui défend leur utilisation sont dangereux pour votre santé. « Ceux responsables de telles ‘’thérapies’’ feront face un jour sans conteste à des ‘’procès en masse de Nuremberg’’». Je suis convaincu car les psychiatres savent dans les moindres détails la dangerosité et l’impact des psychotropes dans l’organisme et le cerveau humain.                   Les Neuroleptiques ont des conséquences dramatiques comme effets directes et secondaires qui ne sont pas explicitement mentionnés dans les notices des drogues et ils ne sont pas clairement indiqués pour les patients ou leurs familles au moment où ils sont prescrits. Plutôt que de traiter une maladie, les neuroleptiques créent une autre maladie.                               Les patients souffrant de troubles de comportement, ainsi que leurs familles doivent être mis au tout début de prescription du neuroleptique sur les conséquences du traitement, à savoir, que les neuroleptiques (antipsychotiques) sont des drogues dont le but est d’endommager le cerveau et que cette mutilation du cerveau n’est rien de moins qu’une lobotomie chimique.

Aussi, les patients traités par des neuroleptiques sont susceptibles de produire dans 50% des cas, des Dyskinésies tardives (DT), un trouble de circulation, qui touchent un des muscles volontaires. L’état du patient en général au bout de 6 mois à 2 ans de traitement est incurable. A ce moment tout bascule, tressage de la langue, de la joue, des lèvres, mouvement de la bouche par des succions, du visage, et, mouvement continus du corps avec des tremblements et des postures bizarres, pour ne citer que quelques-uns de ces symptômes.

Les antipsychotiques peuvent provoquer une terrible agitation et agitation intérieure appelée Akatisie, qui a provoqué tant de meurtre et de suicide. La consommation des antipsychotiques altèrent la possibilité de vivre une vie normale et enrichissante, la capacité de lire, de penser, de se concentrer, d’être créatif, de ressentir et d’avoir une vie sexuelle. Il ne reste pas grand-chose aux gens sous antipsychotiques et certains dans cette situation se décrivent comme un zombie ou un légume. Il n’est pas surprenant que ces patients tentent parfois, sans espoir devant eux, de se suicider. On entend souvent que la schizophrénie accroit fortement le risque de suicide mais jamais du niveau du risque suicidaire des schizophrènes qui ont délibérément refusé de prendre des antipsychotiques.

Il faut savoir que les nouveaux médicaments antipsychotiques atypiques ou : Risperdal, Invega, Zyprexa, Abilify, Geodon, Seroquel, Latuda, Fanapt, Saphiris etc…Les médicaments antipsychotiques y compris les plus anciens  et les plus récents, provoquent un rétrécissement (atrophie) du cerveau dans de nombreuses études d’analyse du cerveau humain et dans les  études d’autopsie des animaux.

Les nouveaux antipsychotiques atypiques, en particulier, provoquent un syndrome métabolique bien documenté, y compris le sucre élevé dans le sang, le diabète, augmentation du cholestérol, l’obésité et l’hypertension. Ils produisent également des arythmies cardiaques dangereuses et la mort subite inexpliquée, et ils réduisent considérablement la longévité. En outre, ils causent tous les problèmes des médicaments plus anciens, tels que Thorazine et Haldol, y compris la dyskinésie tardive, un trouble du mouvement largement permanent et parfois invalidant et douloureux, cause des dommages au cerveau et des perturbations biochimiques.

Risperdal en particulier, mais d’autres neuroleptiques aussi provoquent l’élargissement potentiellement permanent du sein chez les jeunes garçons et les filles. Le retrait des  médicaments antipsychotiques peut causer une souffrance émotionnelle et neurologique écrasante, ainsi que la psychose chez les enfants et les adultes, ce qui rend, la cessation complète parfois très difficiles, voire impossibles. Malgré les énormes risques, les médicaments antipsychotiques sont maintenant fréquemment utilisés hors Autorisation de Mise sur Marché pour traiter n’importe quoi, de l’anxiété à la dépression, l’insomnie et les problèmes de comportement chez l’enfant.

Les observations cliniques montrent que le Zyprexa- Risperdal- Abilify et la Clozapine tuent les personnes âgées.

Il faut mettre un bémol sur la fausse croyance que les Neuroleptiques ont concouru à la révolution moderne en psychiatrie. Ils sont généralement considérés comme ayant grandement aidé les victimes de la schizophrénie. Mais en réalité ils ne les ont pas aidés, mais plutôt considérablement nuis à toutes les personnes ayant ce diagnostic. Ils ont fait du mal de deux façons : tout d’abord, en raison de dommages directs causés au cerveau et aux fonctions mentales, deuxièmement les neuroleptiques ont favorisé une fausse définition de la schizophrénie comme un problème médical avec une solution médicale. Ils ont empêché les psychiatres de prendre leur responsabilité. En conséquence, les personnes atteintes de schizophrénie ont été abandonnées. C’est la véritable cause de leur tragédie. S’ils n’avaient pas été abandonnés, la plupart de ces gens jeunes et souvent doués aurait pu, comme le reste d’entre nous, se rendre compte que leur vie et aussi riche, prometteuse et pleine de beaucoup de possibilités.

Mohamed Belhoucine Dr en Sciences Physiques et DEA en économie 

Lire: Essaroukh et les ravages des drogues psychiatriques (1ère partie)

 

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