La cérémonie de remise du Grand Prix Assia Djebar du roman, dans sa 8e édition, a débuté samedi soir au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, à Alger, en vue de couronner trois (3) romanciers lauréats s'exprimant en langues arabe, amazighe et française.

La cérémonie se déroule en présence du ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, du président du Haut Conseil de la langue arabe (HCLA), Salah Belaïd, du secrétaire général du Haut-commissariat à l'amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, ainsi que de l'ancienne ministre, moudjahida et écrivaine Zhor Ounissi, aux côtés de hauts responsables de divers secteurs et de personnalités littéraires, politiques et médiatiques.

Cette édition met en compétition neuf (9) œuvres romanesques retenues dans la short-list, réparties à parts égales entre les trois (3) langues, soit trois romans en arabe, trois en tamazight et trois en français.

En langue arabe, les ouvrages en lice sont : "A'rach Ed’dem" de Hocine Laalam (Khayal éditions), "Er'rafraf" de Sarah Mohamed Maariche (Editions Nemoris) et "Aam Ar-rehma" de Khier Chouar (Editions Barzakh). En langue amazighe, les romans sélectionnés sont : "D Asderfef" (Tâtonnement) de Chabha Ben Gana (Editions Imtidad), "Tighri n Tudert" (Le cri de la vie) de Siham Harikenchikh (Talsa Editions) et "Aggus" (La ceinture) de Farida Sahoui (Talsa Editions).

Les textes en lice pour la langue française sont:"Partout le même ciel" de Hajar Bali (Editions Barzakh), "Aménorrhée" de Sarah Haidar (Editions Barzakh) et "Ce que la mort m'a pris de toi" de Hosni Kitouni (Casbah Editions).

Composé de dix (10) membres, entre universitaires, romanciers, spécialistes de la littérature, de la traduction et de la sociologie, et présidé par Hakim Miloud, le jury de cette 8e édition comprend parmi ses membres Mustapha Madi, Hamid Bouhabib, Maïssa Bey, Cherif Meribai, Meriem Guemache, Leïla Hamoutène, Ahcene Mariche, Koussaïla Alik et Idir Belali.

Institué en 2015 et baptisé du nom de la grande femme de lettres et académicienne algérienne Assia Djebar (1936-2015), ce Grand Prix récompense la meilleure œuvre romanesque écrite en langues arabe, amazighe et française.

Organisé par l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité (ANEP), ce prix prestigieux constitue un hommage à la richesse et à la diversité de la littérature algérienne, visant à promouvoir la création littéraire nationale et à la faire rayonner aux niveaux local et international.