Dans le cadre de l'amélioration et la promotion des relations entre les deux pays, Bamako abritera les 9 et 10 septembre prochain les travaux de la 13ème Haute commission mixte algéro-malienne, après près d’une décennie sans réunion de cette instance. La précédente réunion s'est tenue en novembre 2016

Les discussions devraient porter notamment sur les relations économiques, la sécurité, les échanges transfrontaliers et plusieurs secteurs stratégiques.  Les deux pays s’apprêtent à donner un nouvel élan à leur partenariat, après plusieurs mois de tensions et de divergences.

Cette rencontre de haut niveau doit permettre de renforcer les mécanismes de concertation entre Bamako et Alger et d'identifier de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines politique, économique, commercial, énergétique, agricole, culturel et scientifique.

La réunion intervient dans un contexte régional profondément transformé, marqué par de nouveaux défis sécuritaires et économiques, nécessitant la conjugaison des efforts et la coordinations d'actions mutuellement bénéfiques aux peuples de la région, objet de toutes les convoitises des puissances néocoloniales. 

L’Algérie, sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, accorde une importance particulière et inégalée à ses relations avec les pays voisins et à la stabilité de l’espace sahélo-saharien. La preuve, l'Algérie n'a jamais été une base d'agression ou déstabilisation de ses voisins. Le dernier geste de l'Algérie à l'égard de son voisin nigérien, est une parfaite illustration de l'engagement du pays pour la sécurité, la stabilité , et la souveraineté de ses voisins .

La nouvelle session prévue les 9 et 10 septembre à Bamako, devrait chercher à transformer cette proximité politique en projets concrets. Le Mali dispose notamment d’importantes ressources minières et agricoles, tandis que l’Algérie peut apporter ses capacités industrielles, énergétiques et technologiques. L’énergie, les infrastructures, les transports, l’agriculture, l’élevage, les mines, la santé, la formation, les télécommunications, le commerce et l’enseignement supérieur figurent parmi les secteurs susceptibles de faire l’objet de nouveaux partenariats.

Une attention particulière devrait également être accordée aux populations vivant le long de la frontière commune, avec des enjeux liés au commerce, à la circulation, à l’élevage et aux échanges culturels.

 La sécurité constituera également un volet important des discussions. Partageant une frontière stratégique au cœur de l’espace sahélo-saharien, les deux pays sont confrontés à des menaces communes, notamment le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

 La 13e Grande Commission mixte apparaît ainsi comme une occasion de renouer un dialogue institutionnel régulier et de donner une dimension plus concrète à une relation fondée sur une longue proximité historique, géographique et stratégique. 

Elle scellera l'entente algéro-malienne avant le déplacement prévu du président malien Assimi Goita à Alger.