Les réunions préparatoires à l'élaboration d'un nouveau programme de partenariat entre l'Algérie et l'Union européenne (UE), visant à promouvoir l'investissement et à améliorer le climat des affaires, ont débuté, lundi, au siège de l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI) à Alger.

S'étendant sur une période de 60 mois, ce nouveau programme de partenariat "EU-ALGERIA FOR BUSINESS" sera élaboré avec l'accompagnement technique du Centre du commerce international (ITC), mandaté par l'UE à cet effet.

L'ouverture de ces rencontres, qui se poursuivront jusqu'à mercredi, a été coprésidée par le directeur général de l'AAPI, Omar Rekkache, le directeur de la coopération avec l'UE et les institutions européennes au ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Mohamed Soumani, le chef de coopération à la délégation de l'UE en Algérie, Marco Migliorelli, et la cheffe de mission de l'ITC, Elena Boutrimova.

La réunion a été marquée par la participation de représentants de l'AAPI, en sa qualité d'organisme chargé de superviser le programme du côté algérien, de représentants des ministères et organismes publics concernés par l'investissement, ainsi que des organisations économiques et patronales concernées par le programme.

Le nouveau programme de partenariat vise à contribuer à la diversification de l'économie nationale et au renforcement de ses capacités, à travers la consolidation de la coopération technique avec l'UE, l'amélioration du climat de l'investissement et le développement de relations économiques bilatérales fructueuses et durables.

Il vise également à renforcer les investissements européens en Algérie, à faciliter les échanges commerciaux et à accompagner les entreprises algériennes dans leurs efforts pour accéder aux marchés européens.

Les concertations s'articuleront autour de trois axes principaux : le climat des affaires, la promotion de l'investissement et les partenariats d'affaires entre l'Algérie et l'UE, la facilitation des échanges commerciaux, la numérisation et le commerce régional, ainsi que la qualité, l'accès au marché européen et la transition écologique.

Le premier axe porte sur l'identification des difficultés rencontrées par les investisseurs, la valorisation des opportunités offertes dans les différents secteurs économiques et l'encouragement des partenariats industriels, notamment ceux fondés sur la production conjointe, la sous-traitance et le transfert de technologie.

Le deuxième axe porte sur l'examen des moyens permettant de simplifier et de numériser les procédures commerciales et douanières, de manière à alléger les charges opérationnelles supportées par les entreprises et à renforcer leur capacité à accéder aux marchés régionaux et internationaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le troisième axe concerne les exigences de conformité, l'infrastructure de qualité et les procédures d'attestation de conformité, ainsi que l'accompagnement des entreprises dans l'adaptation de leurs produits et pratiques aux normes et exigences environnementales en vigueur.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Rekkache a souligné que cette mission aboutira à l'élaboration d'un programme intégré et réaliste, axé sur l'obtention de résultats mesurables et la concrétisation d'actions tangibles au profit des investisseurs et des entreprises, à travers le renforcement des opportunités d'investissement, l'élargissement des partenariats économiques, la facilitation des échanges commerciaux et l'accompagnement des entreprises dans l'accès aux marchés.

Il a fait savoir que l'AAPI contribuera activement à cette démarche, dans la limite de ses missions et responsabilités au sein du mécanisme de gouvernance du programme, tout en veillant à coordonner les contributions des différentes parties algériennes concernées et à garantir la prise en compte de leurs besoins et priorités en lien avec la promotion de l'investissement.

De son côté, M. Migliorelli a indiqué que les investissements directs européens en Algérie représentent une "priorité pour l'UE", soulignant la volonté des entreprises européennes d'augmenter leurs investissements en Algérie, en tant que partenaire clé pour l'Europe, et la volonté de l'UE d'accroître ses importations de produits algériens.

Pour sa part, Mme Boutrimova a salué les efforts de l'Algérie pour diversifier son économie, renforcer sa base industrielle, attirer les investissements et développer ses exportations hors hydrocarbures, mettant en avant ses compétences reconnues et sa position géographique stratégique, tout en réitérant l'engagement de l'ITC à mobiliser son expertise et à travailler en coordination avec les partenaires concernés dans le cadre de ce programme, afin de renforcer la coopération et de faciliter les échanges commerciaux entre l'Algérie et l'Union européenne.