Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a affirmé lundi à Oran que le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) s’inscrit dans le cadre de la vision de l’Algérie visant à renforcer son rôle de plateforme énergétique régionale reliant les ressources énergétiques africaines aux marchés méditerranéens et européens.

M. Arkab a précisé, dans une allocution prononcée à l’occasion de l’ouverture de la 14e édition du Salon et Conférence de l’énergie et de l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen (NAPEC 2026), que le projet ne se limite pas à constituer un corridor de transport de gaz, mais revêt également une dimension africaine liée à la valorisation des ressources du continent, au renforcement de son intégration et au développement de ses infrastructures énergétiques.

Il a ajouté que le projet contribuera également à élargir l’accès à l’énergie et à générer des retombées économiques et sociales pour les pays traversés, renforçant ainsi sa dimension de développement en plus de son importance stratégique dans le domaine énergétique.

Dans ce contexte, M. Arkab a indiqué que les études techniques et économiques relatives au projet ont enregistré des avancées importantes, rappelant le lancement, en juin dernier, des travaux concernant le tronçon algérien au niveau de la région d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, à la suite de la tenue de la cinquième réunion ministérielle consacrée au projet.

Il a souligné que l’approche de l’Algérie concernant ce corridor énergétique repose sur la poursuite de son développement de manière réaliste, coordonnée et responsable, tout en prenant en considération les différentes exigences techniques, commerciales, sécuritaires et financières liées à sa réalisation.

Le projet de gazoduc transsaharien s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération et l’intégration énergétiques entre les pays africains, à valoriser les ressources du continent et à les relier aux marchés internationaux, conformément à la vision de l’Algérie fondée sur le renforcement de la sécurité énergétique, le développement des infrastructures et l’interconnexion énergétique entre l’Afrique et l’Europe.

Cette vision figure parmi les principaux axes mis en avant lors de cette édition, notamment à travers l’approche de ''la valeur énergétique'', fondée sur l’intégration des différentes sources d’énergie, le renforcement de la sécurité des approvisionnements, le soutien au développement et la réduction des émissions.