Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a participé, mardi à New York, à la réunion consultative des ministres arabes des Affaires étrangères, au cours de laquelle il a souligné la nécessité de relancer l'action arabe commune dans un contexte international marqué par une application sélective des décisions de la légalité internationale et dans lequel les pays de la région paient le prix de l'absence de solutions politiques, indique un communiqué du ministère.
Cette réunion s'est tenue en marge de la participation du ministre d'Etat aux travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
A cette occasion, M. Attaf a souligné "l'importance d'œuvrer pour que la question palestinienne soit réinscrite en tête de l'agenda international, de ne pas la réduire à sa dimension humanitaire et de faire face aux mesures visant à compromettre la possibilité d'établir un Etat palestinien conformément à la légalité internationale", précise le communiqué.
"L'Algérie refuse que la région arabe devienne le théâtre de guerres par procuration, notamment au regard de l'escalade en cours dans le Golfe arabique", a soutenu M. Attaf, insistant sur "l'urgence de traiter les crises qui secouent le Soudan, le Yémen, la Somalie et la Libye, de préserver leur unité, de soutenir les solutions politiques nationales et de rejeter les ingérences extérieures dans leurs affaires".
"Notre région n'a pas besoin de nouvelles promesses, mais de mesures concrètes et que l'on s'attaque aux causes profondes des crises qui la secouent", a martelé le ministre d'Etat.
Dans cette perspective, l'Algérie souhaite que la présence arabe à la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies soit "une présence unie, active et agissante, une présence qui défend nos droits et s'attache au droit international tout en ouvrant les portes au dialogue et aux solutions politiques", a insisté M. Attaf.