Par Hanane ben
Au Palladium Théâtre de Londres, la cérémonie du Ballon d’Or a déroulé son tapis rouge habituel : des costumes sur mesure, du luxe et beaucoup d'argent. Mais cette année, les organisateurs ont aussi voulu s'offrir une leçon de morale. En plein milieu du gala, France Football et l’UEFA ont rendu hommage à Christophe Gleizes, un journaliste activiste français condamné en Algérie.
Pourtant, il ne faut pas se tromper d'histoire. Derrière les grands discours sur la liberté de la presse, l'objectif n'était pas de défendre un journaliste activiste. Le but était simplement de dénigrer l'Algérie et de la mettre dans l'embarras devant le monde entier.
La réalité est pourtant bien différente de l'image montrée à la télévision. Christophe Gleizes est entré en Algérie avec un simple visa touristique. Sur place, il est venu prendre contact avec des membres du MAK, une organisation terroriste par l'Etat algérien, et qui travaille sous la solde des officines étrangères hostiles à l'Algérie, dans l'objectif est de mettre le pays des martyrs à genou. Il savait très bien ce qu'il faisait, et les autorités françaises connaissaient parfaitement la situation. Transformer ce dossier en cause politique dans un gala de football est une manipulation politicienne évidente.
Cette posture est d'autant plus choquante qu'elle est à géométrie variable. Pourquoi France Football choisit- il qui mérite un hommage et qui doit être oublié ?
Pourquoi ce média au même titre que les médias de l'Hexagone , ou la nébuleuse ONG , RSF n'ont pas eu ce courage de défendre l'un des grands reporters de la planète Jacques- Marie Bourget, victime d'un attentat terroriste de l'armée sioniste à Ramallah en Octobre 2000, au moment où il exerçait sa fonction de journaliste pour couvrir le siège de l'Autorité palestinienne dirigée par le président martyr Yasser Arafat?.Ce grand reporter qui a failli mourir sous une balle de l'armée sioniste à Ramallah, et dont on vient de commémorer l'anniversaire de l'attentat terroriste le 21 octobre. Aujourd'hui, Bourget est ignoré et enterré par les grands plateaux de télévision français parce qu'il ne cautionne pas le narratif néocolonial .
Le miraculé Jacques- Marie Bourget, témoin des massacres de Sabra et Chatila, avait l'honneur et le courage de plaider une cause humanitaire, ce qui dérangea l'entité sioniste, et aussi ces médias donneurs de leçons.
Pourquoi le média France Football est resté muet et a avalé sa langue lors de la mise en garde à vue du joueur international algérien Youcef Atal, ancien sociétaire du club français l'OGC Nice, condamné ensuite et privé de recrutement pat l'O Marseille suite à une campagne menée par le mouvement sioniste le CRIF.
Youcef Atal n'avait commis aucune activité politique ,il a simplement partagé un post de soutien à la résistance palestinienne.
De la même manière, l'UEFA et les organisateurs sont restés totalement muets sur les centaines de journalistes tués en Palestine sous les bombes et les balles de l'armée sioniste « la plus morale au monde ». Pas une seconde de silence, pas un mot, rien.
Pourquoi le média France Football, se tait au sujet de la scandaleuse déclaration de l'international français Kilian Mbappé, qui s'est allé dénigrer un des symboles de la Chine, Mao Zedong?.
Cette UEFA au même titre que la FIFA et son affairiste président Gianni Infantino, auraient du exclure l'entité sioniste et la priver des compétitions européennes et internationales, comme l'ont bien fait avec la Russie, en s'alignant sur la position de l'Ukraine.
Sur ce registre, les algériens connaissent bien le rôle de ces instances footballistiques, qui n'ont pas lésiné sur les moyens pour priver la grande et glorieuse équipe du FLN, dont les adversaires ont été interdits de l'affronter, en les menaçant de représailles et de sanctions.
En se prêtant à ce jeu, l'UEFA et le Ballon d'Or ont montré leur vrai visage. Ils ne défendent pas le journalisme : ils utilisent la politique pour redorer leur image et servir des intérêts qui n'ont rien à voir avec le sport.