Le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, a mis en avant, samedi à Alger, l'importance stratégique de la communication institutionnelle à l'ère de la révolution numérique, appelant à tirer parti des expériences sectorielles réussies et des initiatives pionnières en la matière.
Présidant l'ouverture des travaux du "Forum de la communication institutionnelle 2026", M. Bouamama a indiqué dans son allocution que les mutations accélérées que connait le monde à l'ère de la révolution numérique continue, de la généralisation de l'intelligence artificielle et de l'influence croissante des espaces virtuels ont "redéfini le concept de la communication institutionnelle, qui n'est plus une simple fonction administrative ou technique chargée de transmettre ou de diffuser l'information, mais devenue une fonction stratégique avancée, liée à la construction de la confiance, à la préservation de la conscience, à la gestion des relations avec le public et au renforcement de la cohésion".
Dans ce sillage, il a précisé que cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Etat visant à "améliorer le système national de communication institutionnelle, afin d'être au diapason des profondes mutations des modes de communication et de jeter les bases d'une stratégie nationale intégrée réunissant toutes les conditions de réussite et d'efficacité".
L'écosystème numérique actuel "exerce une influence sur le paysage médiatique et le reconfigure en permanence", tout en "imposant aux institutions des enjeux nouveaux et inédits", ce qui nécessite "de suivre ses évolutions et d'exploiter ses potentialités pour promouvoir la communication institutionnelle, à même de renforcer la relation de confiance entre le citoyen et ses institutions, et de garantir la transmission des messages de communication de manière efficace, claire et influente", a déclaré le ministre.
A cet effet, le ministre a appelé les établissements à "tirer parti des immenses possibilités offertes par les mégadonnées et techniques d'analyse intelligente, afin de comprendre les tendances de l'opinion publique, d'anticiper leurs transformations et d'élaborer des politiques de communication plus précises, plus efficaces et plus aptes à interagir avec les véritables aspirations et préoccupations des citoyens".
Il a également rappelé que la souveraineté numérique "est aujourd'hui une partie indissociable de la souveraineté nationale, la communication institutionnelle étant devenue l'un de ses instruments principaux", tout en soulignant l'existence "d'expériences sectorielles réussies et des initiatives pionnières et inspirantes dans le domaine de la communication institutionnelle, à même de constituer une référence de base pour la stratégie nationale en cours d'élaboration".
Dans le cadre de ce forum, deux ateliers ont été organisés, le premier intitulé "Les médias nationaux, partenaire de la communication institutionnelle : défis de la crédibilité et perspectives", tandis que le second a été consacré à "La structuration et les outils de la communication au sein des institutions gouvernementales".
Le forum s'est achevé par une série de recommandations, dont l'appel à l'élaboration d'un guide de référence unifié sur la communication institutionnelle et la mise en place d'un réseau national des responsables de la communication.
Les participants ont également mis en avant l'importance de lancer un programme de formation pour la promotion des compétences des responsables de la communication, ainsi que la création d'un centre de communication gouvernemental et d'un observatoire national de veille informationnelle.