L’expert et professeur d’économie à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, Brahim Guendouzi, a estimé, ce jeudi, que le climat des affaires en Algérie est en nette amélioration et que cela va permettre à l'économie nationale d’être plus attractive pour les investisseurs, nationaux ou étrangers.
Dernier invité de la semaine de l’émission « L’invité du jour », de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Guendouzi a rappelé que depuis 2022, un grand nombre de projets ont été enregistrés au niveau de l'Agence Algérienne de Promotion de l'Investissement (AAPI). Cela est synonyme, selon lui, d'une certaine confiance et d'une amélioration du climat des affaires qui encouragent les opérateurs économiques à investir et à produire en Algérie.
« La digitalisation, l'amélioration du fonctionnement des services liés à l'investissement, la fiscalité, le financement, etc. tout cela ouvre la voie aux investisseurs qui veulent s'engager à la création de valeur. Donc, le processus est lancé pour aller vers l'attractivité de l'économie nationale vis-à-vis des investisseurs, qu'ils soient nationaux ou étrangers », a-t-il expliqué.
Revenant sur la 3e Rencontre nationale avec les opérateurs économiques, présidée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, mercredi au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, l’intervenant a indiqué que cette rencontre a permis de lever les équivoques à propos des décisions en termes de gouvernance économique, mais également à propos des pratiques, dans certains cas, prédatrices au niveau de certains opérateurs économiques.
Pour l’expert, lorsque l'information économique est claire, nette et précise, cela permet de piloter les activités économiques en toute transparence, en toute fidélité et en toute garantie. « C’est sur ce chemin qu'il faut aller. La transparence, la fidélité et la garantie permettent à l'activité économique de se placer sur une trajectoire de croissance robuste », a-t-il assuré.
Interrogé sur l’organisme économique chargé de réguler l'approvisionnement, et sur son fonctionnement, afin de protéger les intérêts des consommateurs, M. Guendouzi a rappelé en premier que les dysfonctionnements entre les sphères de production et celles de consommation, souvent à l’origine de la hausse des prix, se situent au niveau de la logistique et du réseau de distribution.
Selon lui, il suffit d'un niveau organisationnel mieux pensé, avec de la transparence et de la maîtrise de la logistique pour avoir une meilleure distribution des produits sur le territoire national. Il enchaîne en indiquant que cela permet également de professionnaliser l'activité de distribution pour éviter les intermédiaires parasites « qui élargissent les marges bénéficiaires et qui engendrent des distorsions des prix à la consommation ».