Denys Kolesnyk a été violemment interpellé par l'ukrainienne Oxana Melnychuk qui l'a traité de « russe galonné » parce qu'il avait exprimé des doutes sur le compte-rendu de l'ukrainienne sur le front du côté de Zaporijjia. Elle est allée jusqu'à contester la présence du « russe » sur le plateau et même de tout russe en dehors de Russie pays qui déstabilise toute la planète (elle a même fait référence aux « Gilets Jaunes » sous-entendant qu'ils sont une des manifestations de l'influence russe en France ( !...).
A 11h, après une pause publicitaire, Denys Kolesnyk a été « expulsé » du plateau et remplacé par un autre invité plus compatible avec l'harmonie générale.
Ce n'est pas la première fois que D. Kolesnyk est invité. Mais c'est la première fois qu'il fait l'objet d'une attaque ad hominem.
Sans doute parce que le service de tri des candidats au plateau a mal fait son travail et ne s'est pas préalablement assuré de son pedigree.
Pourtant, ce russe n'a exprimé aucune opinion pro-russe. Il n'a fait que douter de ce que disait l'ukrainienne et de la performance, du sérieux, du patriotisme, de l'ingéniosité, de la combativité, du courage... et surtout des résultats obtenus sur le terrain par l'armée ukrainienne et de son général en chef.
De surcroît avec de bons arguments.
Le principal reproche qui lui a été fait est que son doute a été accompagné d'un sourire...
Ce terrorisme médiatique est une donnée ordinaire observée depuis le début de la crise ukrainienne.
Il y a une légion ukrainienne nombreuse qui fait la pluie et le beau temps sur LCI. Mais trois égéries véhémentes et agressives se relaient sur le plateau :
- MELNYCHUK Oxana. « Politologue ukrainienne ».
- PORDIE Alla. Franco-ukrainienne, spécialiste des pays de l'ex-URSS.
- TAUTIEVA Ludmila. Consultante en politique publique.
Elles se comportent comme des gardiennes et, quelques fois, comme des contrôleuses sourcilleuses de tout ce qui se dit sur le plateau, disposant ainsi d'un pouvoir surprenant qui suscite une question : qui le leur confère ?
Un rappel s'impose. (2)
C'est la même question qui vient à l'esprit quand on observe comment le président ukrainien se pose face à ses homologues européens, avec une prestance, une autorité qui interroge. La défense de l'Ukraine jouit de très larges privilèges, similaires à l'échelle internationale dont bénéficie le président ukrainien.
Elles sont souvent accompagnées par une Russe « blanche » résolument anti-anticommuniste et anti-poutinienne primaire.
(1) Ancien ambassadeur de France en Russie, auteur du livre « Vivre avec Poutine ».
(2) En diverses occasions, le président français a été vertement apostrophé. En mai 2022 1.- E. Macron ne se décidait toujours pas à rendre visite à Kiev comme l'avaient fait de nombreux chefs d'Etat européens qui faisaient la queue devant le palais Mariinsky (il me semble même qu'aucun ministre français ne s'était rendu à Kiev depuis le 24 février). 2.- Il refusait de reprendre à son compte l'accusation de « génocide » dont Zelensky use à l'endroit de l'armée russe. Le mot est repris par le président américain et le premier ministre britannique. Mais pas par les Français. 3.- E. Macron proposait en guise d'admission de l'Ukraine à l'Europe un statut incertain qui le maintient aux portes de l'Union et dont Zelensky disait à des étudiants français début mai : que cela reviendrait à inviter quelqu'un à un dîner sans lui offrir une chaise. 06 juin 2022. Dans un entretien avec la presse quotidienne régionale, Emmanuel Macron a mis en garde contre une humiliation de la Russie afin de préserver les canaux diplomatiques. « Les appels à éviter d'humilier la Russie ne peuvent qu'humilier la France ou tout autre pays. », a réagi sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Kouleba. J. 08/12/2022 Emmanuel Macron a donné plusieurs interviews à des médias français et américains dans lesquelles il a une nouvelle fois jugé qu'il faudrait apporter des « garanties de sécurité » à Moscou lorsque viendrait le moment de ces négociations. « Putain, mais c'est pas vrai! », a réagi sur Twitter l'ancien président estonien Toomas Ilves, traduisant un sentiment largement partagé parmi de nombreux alliés est-européens de la France. Sur LCI, les flingueuses ukrainiennes tiraient sans sommation sur le président français (dans son pays). Devinez quels pouvoirs les autorisent à ainsi humilier les Français à travers leur président, avec l'aimable collaboration des journalistes de la chaîne de Drahi ? Pourtant le schtroumpf français est absolument inoffensif. Son seul truc lui vient de cette irrésistible envie de vouloir donner l'image d'un Jupiter omnipotent alors que tout le monde sait qu'il est plus vide qu'un tambour qui sonne creux.