« Le problème de l’eau ne dépend pas du ministre, il dépend de tout algérien », interpelle le Pr Brahim Mouhouche. Selon lui, chacun doit faire des efforts pour économiser l’eau et mieux la consommer. « L’Algérie n’a jamais eu beaucoup d’eau, nos ancêtres ont toujours vécu comme ça. Ils ont su comment gérer l’eau pour ne pas la gaspiller et ils lui ont donné sa valeur », rappelle-t-il. « Aujourd’hui, les gens croient que l’eau qui coule du robinet n’a pas de valeur », regrette-t-il.
Le professeur Mouhouche dit qu' il faut adopter une meilleure utilisation de l’eau, dans le respect de la ressource. « L’Algérie a besoin de beaucoup d’eau, il ne faut donc sous-estimer aucun secteur », dit-il en évoquant le recyclage des eaux usées. « Avec quelques 200 stations d’épuration des eaux usées à travers le territoire, on peut récupérer autour de 700 millions de mètres cubes d’eau. Mais d’après mes informations, moins de 10% de cette eau est réutilisée. C’est un crime, pour un pays qui manque d’eau », s’indigne le Pr Brahim Mouhouche.
« Les eaux de drainage, par exemple dans le sud du pays, peuvent aussi êtres recyclées », explique encore l’agronome qui précise que ces deux ressources peuvent êtres utilisées dans l’agriculture. « Même au niveau de l’industrie. Chaque grande unité industrielle doit avoir son système de récupération », poursuit-il. Le Pr Brahim Mouhouche insiste sur la nécessité d’économiser l’eau dans tous les secteurs, notamment dans l’agriculture.
Pr Brahim Mouhouche : « le manque d’eau est la responsabilité de tous »
La lutte contre le stress hydrique est une priorité dans la stratégie du Gouvernement. En témoigne, le changement d’appellation du département ministériel chargé du dossier qui devient le ministère des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique. « C’est exactement ce qu’il fall
